Cinq parlementaires australiens, trois hommes et deux femmes, sont venus prendre le pouls des expérimentations en matière d'organismes génétiquement modifiés (OGM) au Canada. Les champs d'Australie sont encore épargnés par la culture des OGM, mais les autorités australiennes étudient la possibilité d'y implanter le canola transgénique. Or, le Canada a depuis longtemps ouvert la porte à cette culture. Une petite enquête menée depuis plus d'une semaine conforte les parlementaires australiens dans leurs réticences à permettre une telle culture. Au cours de leur rencontre avec des responsables de 38 organismes canadiens, allant des fermiers aux représentants gouvernementaux, 9 personnes sur 10 ont répondu qu'elles ne répéteraient pas la même erreur, si c'était à refaire.
Leur principal constat: les risques dépassent de beaucoup les bénéfices. D'une part, le autres champs sont menacés par la contamination. D'autre part, les consommateurs de la plupart des pays refusent les OGM. Il semble que le Canada n'ait pas tenu compte de ce facteur important. À la lumière de l'expérience canadienne jugée négative, les parlementaires australiens, qui préparent un rapport sur l'implantation de canola génétiquement modifié, proposeront donc de maintenir le moratoire sur la culture des OGM en Australie. Pendant ce temps, Ottawa s'apprête à ouvrir ses fontières au blé trangénique des États-Unis. En effet, aux termes de la réglementation actuelle, le blé Roundup Ready de Monsanto pourrait se retrouver en circulation au Canada dès le début de 2004.
Source : radio-canada.ca
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samedi 3 mai 2003
mardi 29 avril 2003
Contamination par les pesticides
Contamination par les pesticides : après l'eau, les aliments !L'enquête annuelle européenne révèle que les aliments d'origine végétale consommés en France recèlent toujours de nombreux résidus de pesticides (1)
Cette année encore, les données concernant la contamination des aliments végétaux consommés sur le marché français sont préoccupantes. Cette étude a été réalisée sur 4177 échantillons de fruits, légumes, céréales prélevés en 2001. 223 substances actives différentes ont été recherchées. La moitié des échantillons consommés en France contenaient un ou plusieurs résidus de pesticides et plus de 6% contenaient des résidus de pesticides à une dose supérieure aux Limites Maximales en Résidus ( LMR) (2).
La contamination des fruits semble plus préoccupante que celle des légumes puisque que 58% des 1505 échantillons de fruits analysés contenaient des résidus de pesticides, dont 6% à des taux supérieurs aux LMR.Un programme de contrôle coordonné spécial au sein de l'UE montre à ce sujet que certains aliments sont plus fréquemment contaminés que d'autres par des résidus de pesticides. C'est le cas pour les laitues ou les fraises ( 65% des échantillons contaminés par des résidus) ou encore les raisins de table( 61% des échantillons contaminés) .Ces résultats viennent s'ajouter à ceux de la pollution de l'eau rendus publics par l'Institut Français de l'Environnement ( IFEN) récemment . Ces chiffres montraient que 90% des points d'eau en rivière contenaient des résidus de pesticides ( 148 pesticides différents), 58% des eaux souterraines en contenant également ( 62 pesticides différents)(3).
Face à cette contamination inquiétante de notre environnement, le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures demande que des mesures efficaces de réduction de l'utilisation des pesticides soient prises. Il rappelle son soutien à la proposition de Directive Européenne pour une réduction de l'utilisation des pesticides en Europe présentée par le réseau Pesticide Action Network ( PAN Europe)(4).
Ce texte propose , entre autre, que les quantités de pesticides employées en Europe baissent de 50% en 10 ans dans l'UE, que la surface agricole utile consacrée à l'Agriculture Biologique passe à 30% en 10 ans dans l'Union et que les autres terres devront être cultivées selon les techniques de lutte intégrée déjà éprouvées dans de nombreux pays. Le MDRGF rappelle à cette occasion que l'agriculture raisonnée pratiquée en France ne prévoit pas de baisse de l'utilisation des pesticides et ne saurait donc pas constituer une solution au problème posé (5). Afin de faire avancer ses propositions, le MDRGF organise un colloque destiné à montrer l'efficacité des alternatives aux pratiques agricoles polluantes le 31 mai 2003 à l'Institut Supérieur Agricole de Beauvais ( renseignements : mdrgf@wanadoo.fr)
Contact : François VEILLERETTE : 06 81 64 65 58
Sources : 1 : Monitoring of Pesticide Residues in Products of Plant Origin in the European Union, Norway, Iceland and Liechtenstein - 2001 Report
http://europa.eu.int/comm/food/fs/inspections/fnaoi/reports/annual_eu/index_en.html
2 : A noter : Au niveau européen 40% des échantillons en moyenne sont contaminés et il y a des dépassements de LMR dans 3,6% des cas seulement.
3 : IFEN, 2003. Enquête basée sur 440 000 analyses faites en 1999 et 2000 et sur 2988 stations de surveillance.
4: Voir page sur le site du MDRGF : www.mdrgf.org ou texte original en anglais sur le site de PAN Europe : http://www.pan-europe.net/info/direct.pdf
5: Voir par exemple l'Oise Agricole, 14 mars 2003, qui précise noir sur blanc que : « Le cahier des charges ( de l'agriculture raisonnée) ne prévoit pas de réduction des apports de produits phytos » !
Cette année encore, les données concernant la contamination des aliments végétaux consommés sur le marché français sont préoccupantes. Cette étude a été réalisée sur 4177 échantillons de fruits, légumes, céréales prélevés en 2001. 223 substances actives différentes ont été recherchées. La moitié des échantillons consommés en France contenaient un ou plusieurs résidus de pesticides et plus de 6% contenaient des résidus de pesticides à une dose supérieure aux Limites Maximales en Résidus ( LMR) (2).
La contamination des fruits semble plus préoccupante que celle des légumes puisque que 58% des 1505 échantillons de fruits analysés contenaient des résidus de pesticides, dont 6% à des taux supérieurs aux LMR.Un programme de contrôle coordonné spécial au sein de l'UE montre à ce sujet que certains aliments sont plus fréquemment contaminés que d'autres par des résidus de pesticides. C'est le cas pour les laitues ou les fraises ( 65% des échantillons contaminés par des résidus) ou encore les raisins de table( 61% des échantillons contaminés) .Ces résultats viennent s'ajouter à ceux de la pollution de l'eau rendus publics par l'Institut Français de l'Environnement ( IFEN) récemment . Ces chiffres montraient que 90% des points d'eau en rivière contenaient des résidus de pesticides ( 148 pesticides différents), 58% des eaux souterraines en contenant également ( 62 pesticides différents)(3).
Face à cette contamination inquiétante de notre environnement, le Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures demande que des mesures efficaces de réduction de l'utilisation des pesticides soient prises. Il rappelle son soutien à la proposition de Directive Européenne pour une réduction de l'utilisation des pesticides en Europe présentée par le réseau Pesticide Action Network ( PAN Europe)(4).
Ce texte propose , entre autre, que les quantités de pesticides employées en Europe baissent de 50% en 10 ans dans l'UE, que la surface agricole utile consacrée à l'Agriculture Biologique passe à 30% en 10 ans dans l'Union et que les autres terres devront être cultivées selon les techniques de lutte intégrée déjà éprouvées dans de nombreux pays. Le MDRGF rappelle à cette occasion que l'agriculture raisonnée pratiquée en France ne prévoit pas de baisse de l'utilisation des pesticides et ne saurait donc pas constituer une solution au problème posé (5). Afin de faire avancer ses propositions, le MDRGF organise un colloque destiné à montrer l'efficacité des alternatives aux pratiques agricoles polluantes le 31 mai 2003 à l'Institut Supérieur Agricole de Beauvais ( renseignements : mdrgf@wanadoo.fr)
Contact : François VEILLERETTE : 06 81 64 65 58
Sources : 1 : Monitoring of Pesticide Residues in Products of Plant Origin in the European Union, Norway, Iceland and Liechtenstein - 2001 Report
http://europa.eu.int/comm/food/fs/inspections/fnaoi/reports/annual_eu/index_en.html
2 : A noter : Au niveau européen 40% des échantillons en moyenne sont contaminés et il y a des dépassements de LMR dans 3,6% des cas seulement.
3 : IFEN, 2003. Enquête basée sur 440 000 analyses faites en 1999 et 2000 et sur 2988 stations de surveillance.
4: Voir page sur le site du MDRGF : www.mdrgf.org ou texte original en anglais sur le site de PAN Europe : http://www.pan-europe.net/info/direct.pdf
5: Voir par exemple l'Oise Agricole, 14 mars 2003, qui précise noir sur blanc que : « Le cahier des charges ( de l'agriculture raisonnée) ne prévoit pas de réduction des apports de produits phytos » !
mercredi 19 mars 2003
le glyphosate (principe actif du Round Up) contamine les organismes des agriculteurs, de leurs épouses et de leurs enfants !
Après la mise en évidence de résidus de glyphosate dans les eaux, souterraines et de surface, on trouve désormais des résidus de ce desherbant dans l'organisme humain.
L'étude de l'exposition de la famille agricole,réalisée et publiée aux Etats Unis en mars 2004 a évalué les concentrations urinaires en glyphosate de 48 agriculteurs ainsi que celles de leurs épouses et de leurs 79 enfants. Des prélèvements ont été effectués 24 heures avant les applications de glyphosate, le jour de l'application et trois jours après.
RESULTATS :soixante pour cent des agriculteurs avaient des quantités de glyphosate détectables dans les urines après application ( le jour même). Les agriculteurs ayant opéré sans gants étaient les plus contaminés. Quatre pour cent de leurs épouses avaient également dans leurs urines des traces de glyphosate ainsi que douze pour cent de leurs enfants ( les enfants contaminés avaient à une exception près aidé leur père à l'application du glyphosate).
Pour mémoire, l'American Cancer Society a publié en 1999 une étude épidémiologique montrant que les sujets exposés au glyphosate avaient un risque de dévelloper un lymphôme non Hodgkinien 2,7 plus important que le reste de la population.
Références :Glyphosate Biomonitoring for Farmers and Their Families: Results from the Farm Family Exposure Study John F. Acquavella,1 Bruce H. Alexander,2 Jack S. Mandel,3 Christophe Gustin,1 Beth Baker,2 Pamela Chapman,4 and Marian Bleeke1Environmental Health Perspectives Volume 112, Number 3 March 2004
Retrouvez le MDRGF sur son site internet : WWW.MDRGF.ORG
L'étude de l'exposition de la famille agricole,réalisée et publiée aux Etats Unis en mars 2004 a évalué les concentrations urinaires en glyphosate de 48 agriculteurs ainsi que celles de leurs épouses et de leurs 79 enfants. Des prélèvements ont été effectués 24 heures avant les applications de glyphosate, le jour de l'application et trois jours après.
RESULTATS :soixante pour cent des agriculteurs avaient des quantités de glyphosate détectables dans les urines après application ( le jour même). Les agriculteurs ayant opéré sans gants étaient les plus contaminés. Quatre pour cent de leurs épouses avaient également dans leurs urines des traces de glyphosate ainsi que douze pour cent de leurs enfants ( les enfants contaminés avaient à une exception près aidé leur père à l'application du glyphosate).
Pour mémoire, l'American Cancer Society a publié en 1999 une étude épidémiologique montrant que les sujets exposés au glyphosate avaient un risque de dévelloper un lymphôme non Hodgkinien 2,7 plus important que le reste de la population.
Références :Glyphosate Biomonitoring for Farmers and Their Families: Results from the Farm Family Exposure Study John F. Acquavella,1 Bruce H. Alexander,2 Jack S. Mandel,3 Christophe Gustin,1 Beth Baker,2 Pamela Chapman,4 and Marian Bleeke1Environmental Health Perspectives Volume 112, Number 3 March 2004
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mardi 11 mars 2003
Malformations du sexe des bébés : une étude accuse les pesticides
Il y a quinze mois, c'était une « hypothèse ». Face à la progression inquiétante du nombre de bébés garçons arrivés avec une malformation génitale dans son service d'endocrinologie pédiatrique, au CHU de Montpellier, face à l'apparition de pubertés de plus en plus précoces chez les filles, le professeur Charles Sultan mettait en cause les pesticides, soupçonnés de copier l'activité des hormones femelles - les oestrogènes - ou d'annihiler l'action des hormones mâles, les androgènes (1).
L'équipe du CHU avait alors été frappée par la fréquence de ces anomalies dans le milieu agricole. Les rares études épidémiologiques engagées sur le sujet, comme l'observation du monde animal, l'hermaphrodisme des ours polaires ou la féminisation des panthères, allaient dans ce sens.Depuis, des taux anormalement élevés de pesticides ont été retrouvés dans les couches de glace polaire, et de plus en plus d'animaux sont concernés : les grenouilles américaines, constatait en octobre la revue Nature, qui dénonçait l'atrazine, un herbicide.
Depuis, surtout, l'équipe du professeur Sultan a engagé avec le soutien de l'Europe une étude épidémiologique sur le sujet : 2 043 naissances ont été suivies en 2002 à la maternité montpelliéraine Clémentville, dont la moitié (1 033) de garçons. Vingt-cinq ont une malformation : 4 micropénis, 12 cryptorchidies, 7 hypospadias, 2 pseudo-hermaphrodismes (3).Bilan : « Il existe une augmentation de la prévalence des malformations génitales du garçon. Les taux sont dix fois supérieurs aux données habituelles, cent fois plus pour le pseudo-hermaphrodisme. C'est énorme », s'inquiète le professeur Sultan, d'autant que « l'étude a été menée dans une maternité qui n'accueille pas de grossesses à risques ».Autre constant : parmi ces 25 enfants, 8 d'entre eux (32 %) avaient un parent exposé aux pesticides. Dans un échantillon témoin de 50 enfants "normaux" tiré parallèlement au sort, seulement 4 avaient des géniteurs exposés. « Un enfant d'agriculteur a quatre fois plus de risques d'avoir une malformation génitale », conclut le professeur Sultan. Des analyses plus poussées sur le pseudo-hermaphrodisme montrent une activité biologique anormalement élevée des oestrogènes.
L'étude vient d'être présentée à Copenhague. « Pour la première fois, on dispose de données de prévalence vraies », souligne le professeur Sultan, encouragé par un début de prise de conscience, même si « un certain nombre d'autorités minorent le problème », si « les responsables de santé publique n'ont pas conscience de l'ampleur du phénomène » : « Les grandes revues de pédiatrie s'intéressent au sujet. Les pesticides auraient aussi une incidence sur la croissance, le développement neurologique;
C'est un problème de société, un cri lancé pour susciter une prise de conscience. On balance 22 produits chimiques sur les pêches de Gard, 15 000 tonnes de pesticides sont stockées en France. Il faudrait déclarer un moratoire sur leur utilisation. »En attendant, Charles Sultan s'apprête à lancer une nouvelle étude sur la puberté précoce. Pour lui, pas de doute, les pesticidessont en cause. A l'automne, son service a reçu une petite d'un mois, « avec les seins d'une gamine de 12 ans ». La fille du propriétaire du moulin du Capitoul, dans le Lodévois. Il y a deux ans, deux tonnes d'arsenic étaient découvertes sur le site, ancien entrepôt d'insecticides de Metaleurop dans les années 60. Le propriétaire a porté plainte pour « empoisonnement et tentative d'empoisonnement ».
L'affaire s'est soldée par un non lieu.
Sophie GUIRAUD
(1) Midi Libre du 30 novembre 2001.
(2) Hypospadias - l'orifice de l'urètre n'est pas au niveau du gland -, cryptorchidie - testicules non descendus -, micropénis - verge courte -.
(3) Un appel, en cours, sera examiné jeudi par la chambre d'instruction de Montpellier.
Source : Midi-Libre
L'équipe du CHU avait alors été frappée par la fréquence de ces anomalies dans le milieu agricole. Les rares études épidémiologiques engagées sur le sujet, comme l'observation du monde animal, l'hermaphrodisme des ours polaires ou la féminisation des panthères, allaient dans ce sens.Depuis, des taux anormalement élevés de pesticides ont été retrouvés dans les couches de glace polaire, et de plus en plus d'animaux sont concernés : les grenouilles américaines, constatait en octobre la revue Nature, qui dénonçait l'atrazine, un herbicide.
Depuis, surtout, l'équipe du professeur Sultan a engagé avec le soutien de l'Europe une étude épidémiologique sur le sujet : 2 043 naissances ont été suivies en 2002 à la maternité montpelliéraine Clémentville, dont la moitié (1 033) de garçons. Vingt-cinq ont une malformation : 4 micropénis, 12 cryptorchidies, 7 hypospadias, 2 pseudo-hermaphrodismes (3).Bilan : « Il existe une augmentation de la prévalence des malformations génitales du garçon. Les taux sont dix fois supérieurs aux données habituelles, cent fois plus pour le pseudo-hermaphrodisme. C'est énorme », s'inquiète le professeur Sultan, d'autant que « l'étude a été menée dans une maternité qui n'accueille pas de grossesses à risques ».Autre constant : parmi ces 25 enfants, 8 d'entre eux (32 %) avaient un parent exposé aux pesticides. Dans un échantillon témoin de 50 enfants "normaux" tiré parallèlement au sort, seulement 4 avaient des géniteurs exposés. « Un enfant d'agriculteur a quatre fois plus de risques d'avoir une malformation génitale », conclut le professeur Sultan. Des analyses plus poussées sur le pseudo-hermaphrodisme montrent une activité biologique anormalement élevée des oestrogènes.
L'étude vient d'être présentée à Copenhague. « Pour la première fois, on dispose de données de prévalence vraies », souligne le professeur Sultan, encouragé par un début de prise de conscience, même si « un certain nombre d'autorités minorent le problème », si « les responsables de santé publique n'ont pas conscience de l'ampleur du phénomène » : « Les grandes revues de pédiatrie s'intéressent au sujet. Les pesticides auraient aussi une incidence sur la croissance, le développement neurologique;
C'est un problème de société, un cri lancé pour susciter une prise de conscience. On balance 22 produits chimiques sur les pêches de Gard, 15 000 tonnes de pesticides sont stockées en France. Il faudrait déclarer un moratoire sur leur utilisation. »En attendant, Charles Sultan s'apprête à lancer une nouvelle étude sur la puberté précoce. Pour lui, pas de doute, les pesticidessont en cause. A l'automne, son service a reçu une petite d'un mois, « avec les seins d'une gamine de 12 ans ». La fille du propriétaire du moulin du Capitoul, dans le Lodévois. Il y a deux ans, deux tonnes d'arsenic étaient découvertes sur le site, ancien entrepôt d'insecticides de Metaleurop dans les années 60. Le propriétaire a porté plainte pour « empoisonnement et tentative d'empoisonnement ».
L'affaire s'est soldée par un non lieu.
Sophie GUIRAUD
(1) Midi Libre du 30 novembre 2001.
(2) Hypospadias - l'orifice de l'urètre n'est pas au niveau du gland -, cryptorchidie - testicules non descendus -, micropénis - verge courte -.
(3) Un appel, en cours, sera examiné jeudi par la chambre d'instruction de Montpellier.
Source : Midi-Libre
mardi 11 février 2003
Six fois moins de résidus de pesticides chez les tout-petits qui mangent bio
10 février 2003 - Les enfants de 2 à 4 ans nourris d'aliments biologiques ont des concentrations de résidus de pesticides six fois moins élevées que ceux qui mangent les produits de l'agriculture industrielle. C'est ce que révèle une petite étude récente1 qui s'est intéressée à la bioaccumulation des pesticides organophosphorés, une catégorie d'insecticides qui affectent le système nerveux.
Pour les besoins de l'étude, deux groupes d'enfants ont été constitués : 18 enfants ayant une alimentation biologique et 21 enfants ayant une alimentation habituelle. Les chercheurs ont limité leur enquête aux enfants de 2 à 4 ans, car selon leurs prémisses, il s'agit du groupe d'âge le plus à risque : ces enfants mangent de grande quantité de nourriture proportionnellement à leur masse corporelle et ils ingèrent les aliments ayant la plus grande concentration de résidus de pesticides (tels les légumes et les fruits).
Les chercheurs ont ensuite demandé aux parents de noter pendant trois jours tous les aliments consommés par les enfants. Une journée plus tard, les chercheurs ont procédé à un prélèvement d'urine. Cinq types de pesticides, fréquemment pulvérisés sur les cultures, étaient recherchés (malathion, azinphos-méthyl, parathion, oxydemeton-méthyl, phosmet) et ont été trouvés à de fortes concentrations chez les enfants qui n'avaient pas mangé bio.
À la suite de l'analyse des résultats, les chercheurs ont conclu qu'une alimentation comprenant des fruits et des légumes biologiques peut réduire considérablement le taux d'exposition aux pesticides, en-deçà même des valeurs limites fixées par l'Agence de protection de l'environnement américaine (EPA).
Les parents à faible revenu incapables de fournir une alimentation biologique « à temps plein » à leurs enfants, peuvent toujours limiter ou empêcher leur consommation de fruits et de légumes contenant le plus de résidus de pesticides comme le cantaloup, les pois verts (en boîte et congelés), les poires, les fraises, les tomates provenant du Mexique, les courges d'hiver et les pommes.
source : Stéphane Gagné - Réseau Proteus
D'après PANNA email news service, 31 janvier 2003.1. Cynthia L. Curl, Richard A. Fenske, Kai Elgethun. Organophosphorus pesticide exposure of urban and suburban pre-school children with organic and conventional diets. Environ Health Perspect October 13 2002.
Retrouvez le MDRGF sur son site internet : WWW.MDRGF.ORG
Pour les besoins de l'étude, deux groupes d'enfants ont été constitués : 18 enfants ayant une alimentation biologique et 21 enfants ayant une alimentation habituelle. Les chercheurs ont limité leur enquête aux enfants de 2 à 4 ans, car selon leurs prémisses, il s'agit du groupe d'âge le plus à risque : ces enfants mangent de grande quantité de nourriture proportionnellement à leur masse corporelle et ils ingèrent les aliments ayant la plus grande concentration de résidus de pesticides (tels les légumes et les fruits).
Les chercheurs ont ensuite demandé aux parents de noter pendant trois jours tous les aliments consommés par les enfants. Une journée plus tard, les chercheurs ont procédé à un prélèvement d'urine. Cinq types de pesticides, fréquemment pulvérisés sur les cultures, étaient recherchés (malathion, azinphos-méthyl, parathion, oxydemeton-méthyl, phosmet) et ont été trouvés à de fortes concentrations chez les enfants qui n'avaient pas mangé bio.
À la suite de l'analyse des résultats, les chercheurs ont conclu qu'une alimentation comprenant des fruits et des légumes biologiques peut réduire considérablement le taux d'exposition aux pesticides, en-deçà même des valeurs limites fixées par l'Agence de protection de l'environnement américaine (EPA).
Les parents à faible revenu incapables de fournir une alimentation biologique « à temps plein » à leurs enfants, peuvent toujours limiter ou empêcher leur consommation de fruits et de légumes contenant le plus de résidus de pesticides comme le cantaloup, les pois verts (en boîte et congelés), les poires, les fraises, les tomates provenant du Mexique, les courges d'hiver et les pommes.
source : Stéphane Gagné - Réseau Proteus
D'après PANNA email news service, 31 janvier 2003.1. Cynthia L. Curl, Richard A. Fenske, Kai Elgethun. Organophosphorus pesticide exposure of urban and suburban pre-school children with organic and conventional diets. Environ Health Perspect October 13 2002.
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dimanche 9 février 2003
Le 2,4-D cancérigène selon le Sierra Club du Canada
Santé Canada a presque terminé l'évaluation d'un pesticide qui causerait le cancer
Toronto -- Santé Canada devra décider ce printemps s'il faut ou non interdire un herbicide, abondamment utilisé sur les pelouses et les verts des terrains de golf, qui causerait certaines formes de cancer.
L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada a presque terminé l'évaluation du 2,4-D, l'un des herbicides les plus utilisés dans le monde, a relaté le porte-parole Chris Krepski. Selon M. Krepski, rien n'indique que le produit contienne des éléments susceptibles d'entraîner son interdiction.
Sérieux problèmes
Une récente étude auprès de 97 Ontariens faisant l'épandage du produit a montré qu'environ 50 % d'entre eux avaient des traces de 2,4-D dans leur sperme. Le groupe écologiste Sierra Club du Canada a soutenu que l'exposition au 2,4-D peut poser de sérieux problèmes aux foetus qui, une fois nés, peuvent montrer des problèmes comportementaux, des systèmes immunitaire et reproductif déficients et un risque élevé de cancer.
Angela Rickman, la directrice par intérim du groupe, a dit que les clubs de golf devraient informer leurs membres des herbicides utilisés, car les golfeurs peuvent en ramener chez eux à leur insu et contaminer leur environnement, puisque les pesticides sont actifs plus longtemps à l'intérieur.
En 1996, une étude de quelque 700 superviseurs de terrains de golf décédés entre 1970 et 1992 a trouvé une incidence élevée de cancers du cerveau et de la prostate et de lymphome non-hodgkinien. Les auteurs de l'étude, publiée dans l'American Journal of Industrial Medicine, n'ont pas établi de lien de causalité entre les maladies et les pesticides, mais ont rapporté que les même cancers sont souvent retrouvés chez les personnes qui manipulent de grande quantité de pesticides.
La Société canadienne du cancer a demandé l'arrêt des pesticides «ornementaux», utilisés sur les pelouses et les parterres pour en rehausser l'apparence.
Dans sa présentation au comité permanent sur la santé de la Chambre des communes, en juin, la Société a fait valoir que les études publiées dans les journaux scientifiques ont remarqué un lien entre certaines composantes des pesticides et un risque plus élevé de cancer.
Les revenus tirés de la vente de pesticides s'élevaient, en 1999, à 1,35 milliard de dollars.
Santé Canada tente présentement d'éliminer deux composantes de pesticides ornamentaux, le diazinon et le chlorpyrifos, qui ne respectent pas la réglementation fédérale de toxicité pour les enfants. Le chlorpyrifos est presque complètement éradiqué, tandis que le diazinon le sera d'ici à 2004. Cependant, aucune juridiction médicale dans le monde ne considère le 2,4-D cancérigène, selon les producteurs de l'herbicide.
http://www.mdrgf.org
Toronto -- Santé Canada devra décider ce printemps s'il faut ou non interdire un herbicide, abondamment utilisé sur les pelouses et les verts des terrains de golf, qui causerait certaines formes de cancer.
L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada a presque terminé l'évaluation du 2,4-D, l'un des herbicides les plus utilisés dans le monde, a relaté le porte-parole Chris Krepski. Selon M. Krepski, rien n'indique que le produit contienne des éléments susceptibles d'entraîner son interdiction.
Sérieux problèmes
Une récente étude auprès de 97 Ontariens faisant l'épandage du produit a montré qu'environ 50 % d'entre eux avaient des traces de 2,4-D dans leur sperme. Le groupe écologiste Sierra Club du Canada a soutenu que l'exposition au 2,4-D peut poser de sérieux problèmes aux foetus qui, une fois nés, peuvent montrer des problèmes comportementaux, des systèmes immunitaire et reproductif déficients et un risque élevé de cancer.
Angela Rickman, la directrice par intérim du groupe, a dit que les clubs de golf devraient informer leurs membres des herbicides utilisés, car les golfeurs peuvent en ramener chez eux à leur insu et contaminer leur environnement, puisque les pesticides sont actifs plus longtemps à l'intérieur.
En 1996, une étude de quelque 700 superviseurs de terrains de golf décédés entre 1970 et 1992 a trouvé une incidence élevée de cancers du cerveau et de la prostate et de lymphome non-hodgkinien. Les auteurs de l'étude, publiée dans l'American Journal of Industrial Medicine, n'ont pas établi de lien de causalité entre les maladies et les pesticides, mais ont rapporté que les même cancers sont souvent retrouvés chez les personnes qui manipulent de grande quantité de pesticides.
La Société canadienne du cancer a demandé l'arrêt des pesticides «ornementaux», utilisés sur les pelouses et les parterres pour en rehausser l'apparence.
Dans sa présentation au comité permanent sur la santé de la Chambre des communes, en juin, la Société a fait valoir que les études publiées dans les journaux scientifiques ont remarqué un lien entre certaines composantes des pesticides et un risque plus élevé de cancer.
Les revenus tirés de la vente de pesticides s'élevaient, en 1999, à 1,35 milliard de dollars.
Santé Canada tente présentement d'éliminer deux composantes de pesticides ornamentaux, le diazinon et le chlorpyrifos, qui ne respectent pas la réglementation fédérale de toxicité pour les enfants. Le chlorpyrifos est presque complètement éradiqué, tandis que le diazinon le sera d'ici à 2004. Cependant, aucune juridiction médicale dans le monde ne considère le 2,4-D cancérigène, selon les producteurs de l'herbicide.
http://www.mdrgf.org
samedi 1 février 2003
Des scientifiques étudient de nouveaux sites pollués : les gens !
Après avoir étudié pendant des décennies la pollution de l'air, de l'eau et de la terre, des scientifiques ont commencé à s'intéresser à d'autres sites pollués qu'ils avaient négligés jusqu'à maintenant : les gens.
Le 30 janvier 2003, des chercheurs américains ont révélé les résultats de l'étude la plus complète à ce jour sur la recherche de contaminants chimiques multiples dans l'organisme humain au cours de laquelle 201 composés chimiques ont été recherchés dans les organismes de neuf américains et américaines. Ce projet a été conduit en collaboration entre l'école de médecine de Mt.Sinaï ( New York) et les ONGs Commonweal ( Californie) et Environmental Working Group ( Washington)
Les chercheurs ont trouvés une moyenne 91 composés chimiques différents présents dans les organismes des personnes testées ( des pesticides, des dioxines et furannes, des métaux lourds, etc... Au total 167 substances différentes ont été retrouvées chez ces neuf personnes. En moyenne ces tests ont mis en évidence chez chaque sujet étudié la présence de :o 53 substances chimiques liées au cancer chez l'homme et l'animal o 62 substances toxiques pour le cerveau et le système nerveux.o 58 substances qui interfèrent avec le système hormonal.o 55 substances associées avec des malformations à la naissance et des anomalies du développement.o 55 substances toxiques pour le système reproducteur. o 53 substances toxiques pour le système immunitaire. o 55 substances pour lesquelles on ne dispose d'aucune données relatives à leur effet sur la santé.
Cette étude a ceci de remarquable que les résultats sont présentés de manière individuelle sur le site internet de l'EWG : vous pouvez voir pour la première fois pour chaque personne testée quels composants polluent son corps et à quelle quantité !
( Voir le site : http://www.ewg.org/reports/bodyburden/es.php)
Le 30 janvier 2003, des chercheurs américains ont révélé les résultats de l'étude la plus complète à ce jour sur la recherche de contaminants chimiques multiples dans l'organisme humain au cours de laquelle 201 composés chimiques ont été recherchés dans les organismes de neuf américains et américaines. Ce projet a été conduit en collaboration entre l'école de médecine de Mt.Sinaï ( New York) et les ONGs Commonweal ( Californie) et Environmental Working Group ( Washington)
Les chercheurs ont trouvés une moyenne 91 composés chimiques différents présents dans les organismes des personnes testées ( des pesticides, des dioxines et furannes, des métaux lourds, etc... Au total 167 substances différentes ont été retrouvées chez ces neuf personnes. En moyenne ces tests ont mis en évidence chez chaque sujet étudié la présence de :o 53 substances chimiques liées au cancer chez l'homme et l'animal o 62 substances toxiques pour le cerveau et le système nerveux.o 58 substances qui interfèrent avec le système hormonal.o 55 substances associées avec des malformations à la naissance et des anomalies du développement.o 55 substances toxiques pour le système reproducteur. o 53 substances toxiques pour le système immunitaire. o 55 substances pour lesquelles on ne dispose d'aucune données relatives à leur effet sur la santé.
Cette étude a ceci de remarquable que les résultats sont présentés de manière individuelle sur le site internet de l'EWG : vous pouvez voir pour la première fois pour chaque personne testée quels composants polluent son corps et à quelle quantité !
( Voir le site : http://www.ewg.org/reports/bodyburden/es.php)
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