mercredi 20 juin 2007

Des pesticides dans l'air de Paris

Des traces de pesticides retrouvés jusqu'au coeur de Paris
27 juin 2007 –Selon une étude d’Airparifsur les traces de produits phytosanitaires dans l'air en Ile-de-France, des pesticides sont présents dans l'air jusqu'au coeur de Paris et des villes qui l'entourent. Celarenforce des études menées dans d’autres zones urbaines telles que Lille, Orléans…Dans cette étude, on apprend que sur 80 pesticides recherchés, une trentaine ont été retrouvés en zone rurale et une vingtaine dans l'agglomération francilienne. Certaines molécules utilisées dans les jardins ou en agriculture se retrouvent en concentrations importantes en agglomération.Les molécules retrouvées dont la trifluraline, le chlorothalonil et la pendiméthaline ou encorele lindane (désormais interdit) posent la question de la réduction de l’exposition des populations à ces substances et donc de la réduction de l’utilisation. On constate en effet que les molécules retrouvées ont des propriétés relativement inquiétantes, par exemple :Trifularine : c'est un cancérigène possible (C : selon le classement de l’US-EPA - agence del’environnement américaine) – c’est une molécule en outre considérée comme étant perturbateur endocrinien selon certaines sources (Colborn List), enfin c’est un polluant des eaux.Pendiméthaline : c'est un cancérigène possible (C : selon le classement de l’US-EPA - agence de l’environnement américaine) – c’est une molécule en outre considérée comme étant perturbateur endocrinien selon certaines sources (Colborn), enfin c’est un polluantdes eaux.Lindane (aujourd’hui interdit en France en agriculture):il y a certains éléments suggérant sa carcinogénicité selon l’US-EPA. En outre le lindane a des effets perturbateurs endocriniens selon les sources officielles européennes (classé A).Cela n’a rien d’étonnant quand on sait que 25 à 75% des produits appliqués se retrouvent dans l'atmosphère, soit au moment du traitement soit après, en se volatilisant.« La présence de ces pesticides confirme l’urgence pour la France de mettre en place un plan de réduction d’utilisation des pesticides. C’est ce qu’ont ré-affirmé hier les parlementaires européens lors du vote encommission environnement concernant la directive européen pour l’utilisation durable des pesticides .» déclare François Veillerette, président du MDRGF.

lundi 11 juin 2007

Les pesticides, un risque sanitaire avéré mais encore mal pris en compte

LE MONDE 11.06.07 Les paysans, fortement exposés aux pesticides, mais aussi les personnes qui les utilisent pour leurs plantes d'intérieur, ont statistiquement deux fois plus de chances de développer des tumeurs au cerveau, d'après une étude française publiée par la revue Occupational and environmental medecine le 5 juin. Menés sur plus de cinq cents patients, ces travaux s'ajoutent à une littérature scientifique déjà fournie, montrant que l'exposition aux pesticides augmente les risques de plusieurs types de cancer (gliomes, sarcomes, cancers de la prostate) ainsi que des pathologies neuro-dégénératives, des hémopathies et des troubles de la reproduction.L'un des auteurs principaux de cette nouvelle enquête épidémiologique, Isabelle Baldi, maître de conférence à l'université Bordeaux 2, souligne la nécessité de poursuivre la recherche, pour tenter d'associer les risques à telle ou telle famille de pesticides. Elle insiste également sur le manque de résultats scientifiques concernant d'éventuels dangers liés à l'ingestion de pesticides présents dans l'alimentation. Malgré ces incertitudes, Mme Baldi dresse un bilan sans équivoque : "Il existe dans le monde une trentaine d'études qui montrent toutes une élévation du risque de tumeurs cérébrales, et des dizaines d'autres qui témoignent d'une hausse de la fréquence des autres pathologies."François Veillerette préside le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) et milite pour une forte diminution de l'usage des pesticides, dont la France est l'un des plus gros consommateurs mondiaux. Le co-auteur de Pesticides, révélations sur un scandale français (Fayard, 2007) avance : "Près de neuf cents molécules pesticides sont utilisées en France. On les retrouve partout, tout le monde en mange quotidiennement. En raison de cette omniprésence, il est difficile pour les scientifiques de pointer les sources précises du risque – à la différence d'un problème circonscrit comme l'amiante." Un état de fait qui explique "en partie" la lenteur de la mobilisation des pouvoirs publics, juge M. Veillerette. DES CONSÉQUENCES SANITAIRES ENCORE À VENIR ?Depuis 2006, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) est chargée de tester les pesticides mis sur le marché, avant leur homologation. Thierry Mercier, directeur adjoint du végétal et de l'environnement à l'Afssa, défend le sérieux des procédures d'évaluation du risque mises en place en France et en Europe. Il se félicite de l'interdiction en 2001 du traitement des vignes à l'arsenic, après la découverte de pathologies suspectes. Il reconnaît toutefois : "Il est impossible de conclure que seuls des agriculteurs qui ne respectent pas les précautions d'emploi tombent malades à cause des pesticides, et vice versa."L'épidémiologiste Isabelle Baldi prévient : "Il faut vingt à trente ans pour qu'apparaissent les maladies générées par l'introduction d'un produit cancérigène. L'usage des pesticides a explosé dans les années 1970. On pourrait donc voir apparaître les conséquences maintenant." L'AFSSA confirme qu'une "dizaine" de substances pesticides classées cancérigènes "possibles" ou "probables" restent autorisées en France. Une future réglementation européenne sur les pesticides devrait imposer à l'industrie chimique de trouver des substituts à ces produits d'ici à 2009. Matthieu Auzanneau

mercredi 6 juin 2007

L'exposition aux pesticides augmente le risque de tumeur cérébral

Les agriculteurs exposés à de forts niveaux de pesticides, mais aussi ceux qui les utilisent pour leurs plantes d'intérieur, ont un plus grand risque de développer une tumeur cérébrale, selon une étude publiée mardi, en ligne, dans la revue britannique spécialisée Occupational and Environmental Medicine.L'étude a été conduite par Isabelle Baldi (Institut de santé publique, d'épidémiologie et de développement, Bordeaux) dans le sud-ouest viticole français. Les premiers résultats avaient été présentés en mars 2006 à Paris.Selon cette étude, l'augmentation du risque est statistiquement significative pour de forts niveaux d'exposition aux pesticides. Pour les agriculteurs exposés aux niveaux les plus élevés, le risque est ainsi plus que doublé, toutes tumeurs cérébrales confondues. Il est même multiplié par plus de trois si l'on ne considère que les gliomes (tumeurs du cerveau les plus fréquentes chez l'adulte).Le risque de développer une tumeur cérébrale serait aussi plus que doublé pour les personnes qui traitent leurs plantes d'intérieur avec des pesticides.L'étude porte toutefois sur un échantillon limité (221 adultes domiciliés en Gironde ayant une tumeur cérébrale et 442 témoins non malades). Le Dr Baldi souligne la nécessité de travaux ultérieurs sur des échantillons plus importants afin de déterminer si le risque est plus spécifiquement lié aux gliomes et d'approfondir une possible association avec une famille particulière de pesticides.Dans les vignobles, les fongicides représentent 80% des pesticides utilisés, note le Dr Baldi.En ce qui concerne le lien entre traitement des plantes d'intérieur par pesticides et tumeurs cérébrales, l'étude n'a pas pu déterminer le possible rôle d'autres facteurs domestiques. l'Etude sur OEM Online

vendredi 25 mai 2007

Des pesticides dans le placenta de toutes les femmes !

Chez 100% des 308 femmes enceintes espagnoles, ayant ensuite donné naissance à des enfants en bonne santé entre 2000 et 2002, on a trouvé au moins un type de pesticide dans le placenta. C’est ce que montre une étude menée par l’université de Grenade sur les patientes d’un hôpital (1).L’auteure de l’étude, Maria José Lopez, a cherché la présence de 17 pesticides organochlorés, qui sont aussi des perturbateurs endocriniens. Elle a observé que le placenta des femmes contenait en moyenne 8 substances chimiques différentes, et parfois jusqu’à 15. Les pesticides les plus fréquents sont le 1,1-dichloro-2,2 bis (p-chlorophényl)-éthylène (DDE) à 92.7%, le lindane à 74,8% et l’endosulfan-diol à 62.1%.Selon Maria José Lopez, «on ne connaît pas réellement les conséquences d’une exposition aux pesticides perturbateurs du système endocrinien chez les enfants, mais on peut prédire qu’ils sont susceptibles de provoquer de sérieux effets puisque l’exposition du placenta se produit à des moments clés du développement embryonnaire».(1) «Maternal-child exposure via the placenta to environmental chemical substances with hormonal activity», M. Lopez Espinosa, université de Grenade, Espagne

vendredi 6 avril 2007

Les Bienfaits de l'Agriculture biologique mis en évidence dans une nouvelle étude scientifique

Des chercheurs de l'université de Californie ont comparé des kiwis cultivés dans un même verger exactement à la même saison.
Les kiwis de l'agri­culture biologique sont meilleurs pour la santé que ceux cultivés avec des engrais chimiques et des pesti­cides. L'étude rapportée aujourd'hui dans le magazine Chemistry & Industry se présente comme la plus fouillée sur cette question, qui divise encore le monde agricole et les consommateurs.Les chercheurs de l'université de Californie (Davis) ont comparé des kiwis cultivés dans un même verger exactement à la même saison, mais selon les deux pratiques dif­fé­rentes.Résultat, les kiwis bio contiennent plus de polyphénols (des composés organiques qui peuvent contribuer à diminuer la formation de radicaux libres), plus de vita­mine C et plus de minéraux.Les différences constatées seraient dues au fait que les kiwis non protégés par les pesticides développent plus des mécanismes de défense que leurs congénères chimiques. Ils sont aussi plus stressés, ce qui les amène à fabriquer plus d'antioxydants.LeFigaroY. M.le 26 mars 2007voir le site de chemistry and industry :http://mdrgf.c.topica.com/maaf7blabxrzmbIDu65eafpL0Q/

lundi 26 mars 2007

Une étude montre un risque accru de cancer du sein chez les utilisatrices de certains pesticides

Cette étude, réalisée auprès de plusieurs milliers de femmes de Long Island, a en effet montré que le risque de développer un cancer du sein était supérieur de 40% chez les femmes ayant utilisé des pesticides dans leur jardin.Cette étude, qui s’ajoute à des milliers d’autres, met en évidence les risques importants que font courir les pesticides à notre santé : cancers, infertilité, maladies neurodégénératives…
Pour en savoir plus: http://aje.oxfordjournals.org/cgi/content/full/kwk046v1

Peut-on se passer des pesticides ? Oui, et dans tous les domaines !

Une demarche d’autant plus urgente que la France detient le triste record europeen de consommation de pesticides, utilises a 90 % par l’agriculture. La France est egalement tres en retard en matiere d’agriculture biologique : seuls 2 % de la surface agricole utile lui sont consacres. Enfin, l’Hexagone est egalement lanterne rouge en matiere d’agriculture dite « integree », premiere etape qui permet deja une reduction de 25 a 80 % de l’utilisation des pesticides. Bref, en France les pesticides sont encore massivement utilises. Or le dossier de L’Ecologiste montre en 32 pages que, dans tous les secteurs ou sont utilises les pesticides, des alternatives viables et credibles existent.
Au jardin ou en viticulture, en elevage ou au verger, a la maison ou en grandes cultures, pour la production de semence ou de miel, pour les espaces verts ou la lutte contre le paludisme
Le dossier de L’Ecologiste a fait appel a des specialistes de chaque domaine pour exposer clairement l’etat actuel des alternatives. Agriculteurs biologiques bien sûr, chercheurs de l’INRA, du CNRS, de l’universite, associatifs, ingenieurs agronomesEt pour promouvoir toutes ces alternatives, on decouvrira dans L’Ecologiste la presentation de la Semaine pour les alternatives aux pesticides organisee du 20 au 31 mars 2007 par une centaine d’associations coordonnees par le MDRGF (http://www.mdrgf.org/), association avec laquelle le dossier de L’Ecologiste a ete realise.
A lire egalement dans ce numero : Une analyse des propositions de Nicolas Hulot, l’histoire de la premiere multinationale, les bienfaits de l’allaitement, la genese des Amis de la Terre racontee par l’un de ses fondateurs, le microcredit merite-t-il un prix Nobel ?... et les rubriques habituelles !
Trimestriel, en kiosque jusqu’a fin mars 2007 ou sur commande, 6 euros
Redaction : 25, rue de Fecamp 75012 Paris. Fax 01 43 47 03 38Abonnements, commande numeros et livres : 18-24 quai de la Marne 75164 Paris Cedex 19Courriel : contact@ecologiste.org Sommaires complets + librairie sur Site Internet : http://mdrgf.c.topica.com/maafwNzabvMxXaaaaaaeafpL0Q/ Directeur de publication : Teddy Goldsmith.Redacteur en chef : Thierry Jaccaud