mardi 8 janvier 2008

pesticides ménagers et cancer de l'enfant

Une nouvelle étude française, publiée dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives ce mois de décembre 2007, montre que l'utilisation par des femmes enceintes d'insecticides ménagers engendre un doublement du risque pour l'enfant à venir de dévelloper une leucémie ou un lymphôme.Cette étude est téléchargeable à l'adresse :http://mdrgf.c.topica.com/maai82HabDCKnbIDu65eafpL0Q/

lundi 12 novembre 2007

Pesticides et cancers du cerveau

A signaler : encore une étude sur exposition aux pesticides et cancer. Les chercheurs, français, montrent un risque accru de dévelloper certains cancers du cerveau pour les personnes exposées aux pesticides par leur activité professionnelle ou à la maison. Pour les personnes intéressées, chercher :' Brain tumours and exposure to pesticides: a case–control study in southwestern France 'Dorothee Provost, Anne Cantagrel, Pierre Lebailly, Anne Jaffre, Veronique Loyant, Hugues Loiseau,Anne Vital, Patrick Brochard, Isabelle BaldiOccup Environ Med 2007;64:509–514.ou lire le résumé de l'étude

lundi 24 septembre 2007

Le rapport Cancer des Académies de Médecine et des Sciences, et du CIRC: : un document qui occulte la relation environnement -santé !

Le rapport Cancer des Académies de Médecine et des Sciences, et du Centre International de recherche contre le Cancer (CIRC) : un document qui occulte la relation environnement -santé !Paris le 14 septembre 2007 : Un Comité composé de membres du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), des Académies nationales des sciences et de médecine et de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer a rendu public, jeudi 13 septembre, un nouveau rapport sur le cancer et ses causes. Ce rapport fait porter une très grande responsabilité aux facteurs de risque individuels ( alcoolisme, tabagisme, sédentarité…) et minimise outrageusement les causes environnementales de la maladie, qui ne seraient responsables que de 0,5% des cas de cancer !

« L’Alliance pour la Planète s’insurge contre cette sous estimation des causes environnementales des cancers. Malgré les affirmations du CIRC l'épidémie de cancer est là et elle est vécue dramatiquement par la population. Le cancer touche aujourd’hui 1 homme sur 2 et une femme sur 3 et il n’y a pas d’autres solutions pour arrêter cette épidémie que d’éliminer de notre environnement les facteurs de risque cancérogènes. Ce sont ces mesures de préventions que l’Alliance pour la Planète défendra avec force dans le cadre du Grenelle de l’Environnement » s’indigne François Veillerette, Président du MDRGF et coordinateur groupe de travail ‘Santé Environnement’ de l’Alliance pour la Planète.

Un rapport partial et partiel. Ce rapport est d’avantage un rapport de propagande qu’un rapport scientifique car : - il repose sur des études épidémiologiques sélectionnées. Oser affirmer que l'incinération n'a pas d'effet cancérogène alors que 2 études épidémiologiques sur 3 concluent à un lien est une malhonnêteté scientifique. Nier un lien entre pesticides et cancer procède de la même logique alors que des pesticides et non des moindres comme l’atrazine sont classés cancérogènes et ont été interdits à ce titre. Comment un rapport signé par le CIRC peut-il ne pas tenir compte d’une étude émanant de ses propres équipes, celle de Stellarova en 2004 montrant que les cancers de l'enfant et de l’adolescent progressent respectivement de 1% et 1,5 % par an en Europe depuis 30 ans. Cette progression, par principe, ne peut être un effet du vieillissement ou un effet du tabagisme et de l’alcoolisme. De fait, le facteur environnemental le plus mis en évidence est celui des pesticides.- le rapport ne tient pas compte des études sur les registres de jumeaux nordiques montrant que 2 cancers sur 3 sont liés à l’environnement au sens global du terme.- quant au tabagisme et à l’alcoolisme, ils sont en diminution régulière depuis 30 ans pour le premier et 60 ans pour le second, ce qui se traduit par une diminution des cancers qui leur sont associés (cancer du poumon et cancer de l’œsophage chez l’homme). Comment peut-on expliquer un croissance des cancers par des facteurs d’environnement décroissants ?- le rapport ne tient que très peu compte des études toxicologiques chez l’animal au point même que le mot « perturbateurs endocriniens » n’est pas employé une seule fois.....

Il n’est pas sérieux aujourd’hui de ne même pas discuter cette hypothèse formulée depuis une dizaine d’années, alors que des milliers de publications la valident et qu’elle explique vraisemblablement pourquoi les cancers qui progressent le plus (sein, prostate, testicule) sont des cancers hormonodépendants.

« La mise en place d’une Haute Autorité de l’expertise, également demandée par l’Alliance, permettrait de critiquer ce type de rapport biaisé et permettrait à toutes les opinions de s’exprimer sur un sujet comme celui-ci, y compris celles des experts et des lanceurs d’alertes qui, nombreux, dénoncent le lien entre la dégradation de notre environnement et les épidémies de pathologies constatées actuellement comme les cancers, certaines maladies neurodégénératives ou autres troubles de la reproduction et de développement. » ajoute François Veillerrette.

>>> Toutes les mesures de l’Alliance sur Santé-Environnement

jeudi 13 septembre 2007

Pesticides génotoxiques : du nouveau

Le fonctionnement génétoxique d'un organosphosphate largemment utilisé dans les pesticides établie par une jeune chercheuse slovène

La jeune chercheuse Irena Hreljac travaille au sein du Département pour la toxicologie génétique et la biologie du cancer à l'Institut national de biologie à Ljubljana. Récemment, elle a obtenu le troisième prix à la 5ème conférence internationale sur les mutagènes environnementaux dans la population humaine (5th International Conference in Environmental Mutagens in Human Populations) pour sa présentation intitulée " Fonctionnement co-génotoxique du parathion méthyl et du benzopyrène".Irena Hreljac a montré au cours de cette conférence qui a eu lieu en Turquie comment l'organophosphate parathion méthyl provoque des mutations dans les bactéries et des endommagements de l'ADN dans les cellules humaines et augmente le fonctionnement génotoxique d'un des agents cancérogènes le plus répandus, le benzopyrène.En outre, l'analyse génétique de cellules qui ont été exposées au parathion méthyl lui a permis d'établir une hypothèse sur le mécanisme de fonctionnement génotoxique et co-génotoxique de parathion méthyl. Elle s'est concentrée plus particulièrement sur l'influence des pesticides organophosphates sur les cellules non nerveuses. Ces nouvelles recherches épidémiologiques ont donc montré une liaison entre l'exposition aux organophosphates et certaines formes de cancer.Durant ses recherches, Irena Hreljac a ajouté aux cultures de cellules différentes concentrations de combinaisons de pesticides organophosphates. Cette recherche ,qui n'est pas encore achevée, a permis de conclure que les organophosphates, qui eux-mêmes ne sont pas mutagènes, provoquent une génotoxicité et les endommagements de l'ADN lorsqu'ils sont liés avec le benzopyrène.
source : http://mdrgf.c.topica.com/maahI9uabA13obIDu65eafpL0Q/

lundi 3 septembre 2007

Pesticides et autisme

Les Femmes exposées pendant leur grossesse à certains pesticides ont plus de risques d'avoir un enfant autiste

Une équipe de scientifiques californiens de l’ Institut de santé publique d’Oakland, du Département des services de santé de Californie de Richmond et de l’Ecole de santé publique de l’Université de Berkeley ont cherché à savoir si l’exposition environnementale de femmes enceintes à des pesticides utilisés dans des zones agricoles proches ( moins de 500 m) pendant les premières semaines de grossesse pouvait augmenter le risque pour les enfants à naître de développer des pathologies comme l’autisme.Les résultats de cette étude sont des plus intéressants. En effet, pour les femmes les plus exposées par leur environnement à des pesticides organochlorés comme le dicofol et l’endosulfan pendant le début de leur grossesse, les scientifiques ont mis en évidence un risque de donner naissance à des enfants autistes 6 fois plus important que pour les femmes ne vivant pas près des zones agricoles. L’étude montre que le risque augmente en fonction des quantités de pesticides utilisées et de la proximité de la zone d’habitation des zones d’utilisation des pesticides.Cette étude montre également que la période d’exposition du fœtus est fondamentale, le risque étant maximal pendant les semaines 1 à 8 de la grossesse (période de développement du système nerveux du fœtus).Pour en savoir plus : Maternal Residence Near Agricultural Pesticide Applications and Autism Spectrum Disorders Among Children in the California Central Valley Eric M. Roberts, Paul B. English, Judith K. Grether, Gayle C. Windham, Lucia Somberg, and Craig WolffEnvironmental Health Perspectives. Juillet 2007.Etude disponible sur notre site :http://mdrgf.c.topica.com/maahEZPabAVe4bIDu65eafpL0Q/

samedi 14 juillet 2007

L'agriculture Bio favorable à la sécurité alimentaire

Conclusions de la Conférence internationale sur l’agriculture biologique et la sécurité alimentaire, FAO, Rome, 3 - 5 mai 2007.
Les participants à cette conférence sont convenus des points suivants, tels qu’exposés dans les conclusions du Président : - L’agriculture biologique peut contribuer à la sécurité alimentaire, mais sa capacité à affirmer son rôle dépend en grande partie de l’existence d’une véritable volonté politique. - L’agriculture biologique peut atténuer les effets des nouveaux problèmes, comme les changements climatiques, grâce à des mesures comme la fixation améliorée du carbone du sol. Elle propose également des solutions pratiques en matière d’adaptation aux effets des changements climatiques. - L’agriculture biologique permet de renforcer la sécurité hydrique dans plusieurs domaines : qualité de l’eau potable, diminution des besoins en irrigation des sols biologiques et augmentation des rendements dans des conditions de stress hydrique dû à la variabilité climatique. - L’agriculture biologique permet de protéger l’agrobiodiversité et d’en garantir une utilisation durable. - L’agriculture biologique renforce la suffisance nutritionnelle, grâce à une diversification accrue des aliments biologiques, qui sont plus riches en micronutriments. - L’agriculture biologique stimule le développement rural, en créant des revenus et des emplois dans des zones où les populations n’ont d’autre choix que de recourir à la maind’oeuvre, aux ressources et aux connaissances locales. - Il est indispensable d’établir un réseau international axé sur la recherche biologique et sur une vulgarisation rationnelle, afin de poursuivre la mise en valeur de l’agriculture biologique. Une partie plus importante des ressources publiques devrait être consacrée aux sciences agroécologiques. - La sécurité alimentaire est étroitement liée aux politiques agricoles qui déterminent les choix en matière d’exportation et d’importation. L’agriculture biologique établit un lien entre les objectifs économiques et les objectifs environnementaux et sociaux, mais sa mise en valeur ne peut se poursuivre si les mêmes règles ne sont pas appliquées à tous, grâce à des interventions appropriées de politique générale. - La sécurité alimentaire n’est pas uniquement un sujet de préoccupation pour les pays en développement, car la crise des combustibles fossiles, les changements climatiques et d’autres faiblesses de la chaîne alimentaire sont également susceptibles de mettre en danger les zones ne souffrant pas d’insécurité. VOIR

samedi 23 juin 2007

Un herbicide hautement cancérigène

Interview dans le Télégramme de Brest : l’herbicide le plus répanduen Occident est hautement cancérigène.À l’occasion de la visite du président de la Société française debiologie à la station biologique de Roscoff, le professeur RobertBellé a livré les résultats de plusieurs années de recherches. Sestravaux sur les cellules des oursins démontrent que l’herbicide leplus répandu en Occident est hautement cancérigène.
Les travaux que vous menez depuis des années prouvent quel’herbicide le plus commercialisé en Europe et aux États-Unis peutprovoquer le cancer. En quoi ce produit, utilisé par des millions depersonnes, est-il cancérigène ? - En termes scientifiques, nous pouvons aujourd’hui affirmer que ceproduit est cancérigène parce qu’il engendre un dysfonctionnement dupoint de surveillance de l’ADN. Le composant actif qu’il contient,dénommé glyphosate, n’est pas le seul élément toxique de cetherbicide. Ce sont les produits de formulation l’accompagnant quirendent l’ensemble particulièrement dangereux pour la santé. Pourêtre efficace, le glyphosate doit pénétrer dans les cellules desplantes. L’herbicide, dont nous parlons, est composé d’une formulequi le permet, affectant l’ADN par la même occasion.
Quel est le rapport avec les risques de cancer chez l’homme ? - Ce rapport n’est autre que l’oursin. Les travaux que nous menons,mon équipe et moi-même, ont démontré que le gène de l’oursin est leplus proche de celui de l’homme. Sur un embryon d’oursin,l’herbicide en question est, tout simplement, dévastateur. Sescomposants, le glyphosate et les produits de formulation, affectentalors l’ADN de l’oursin, jusqu’à inhiber le point de surveillance. Du coup, certaines cellules échappent à la surveillance de l’ADN,conduisant ainsi aux tumeurs et aux cancers (parfois trois à quatredécennies, après le stress initial). Chez l’homme, le processus etles conséquences sont identiques.
Il suffirait donc d’être en contact avec une goutte de cet herbicidepour être atteint par le cancer ? - Dès qu’elles seront possibles, les études épidémiologiquespermettront de démontrer l’incidence de ce produit sur lesdifférents types de cancer. En particulier sur les cancers des voiesrespiratoires puisque le produit pulvérisé contient la formulation àdes concentrations très supérieures (500 à 2.500 fois plus) à cellesqui engendrent le dysfonctionnement du point de surveillance del’ADN. Des études anglaises tendent ainsi à prouver que cetherbicide présente un danger pour la santé par voie d’inhalation. Lemieux est encore d’éviter de pulvériser ce produit ou tout autrepesticide. Au pire, il est vivement recommandé de se couvrirentièrement en utilisant cet herbicide, que l’on trouve un peupartout. Propos recueillis par Boris Ivanoff pour le Télégramme de Brest.
Sur la photo : de gauche à droite, Robert Bellé, professeur à lastation biologique de Roscoff, Virginie Gouvignon, vice-présidentede l’association des professeurs de biologie de Bretagne, et AndréCalas, président de la Société française de biologie, ont animé uncolloque sur la prévention du cancer, qui s’est tenu, hier àRoscoff. (Photo B. I.)