Après la mise en évidence de résidus de glyphosate dans les eaux, souterraines et de surface, on trouve désormais des résidus de ce desherbant dans l'organisme humain.
L'étude de l'exposition de la famille agricole,réalisée et publiée aux Etats Unis en mars 2004 a évalué les concentrations urinaires en glyphosate de 48 agriculteurs ainsi que celles de leurs épouses et de leurs 79 enfants. Des prélèvements ont été effectués 24 heures avant les applications de glyphosate, le jour de l'application et trois jours après.
RESULTATS :soixante pour cent des agriculteurs avaient des quantités de glyphosate détectables dans les urines après application ( le jour même). Les agriculteurs ayant opéré sans gants étaient les plus contaminés. Quatre pour cent de leurs épouses avaient également dans leurs urines des traces de glyphosate ainsi que douze pour cent de leurs enfants ( les enfants contaminés avaient à une exception près aidé leur père à l'application du glyphosate).
Pour mémoire, l'American Cancer Society a publié en 1999 une étude épidémiologique montrant que les sujets exposés au glyphosate avaient un risque de dévelloper un lymphôme non Hodgkinien 2,7 plus important que le reste de la population.
Références :Glyphosate Biomonitoring for Farmers and Their Families: Results from the Farm Family Exposure Study John F. Acquavella,1 Bruce H. Alexander,2 Jack S. Mandel,3 Christophe Gustin,1 Beth Baker,2 Pamela Chapman,4 and Marian Bleeke1Environmental Health Perspectives Volume 112, Number 3 March 2004
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mercredi 19 mars 2003
mardi 11 mars 2003
Malformations du sexe des bébés : une étude accuse les pesticides
Il y a quinze mois, c'était une « hypothèse ». Face à la progression inquiétante du nombre de bébés garçons arrivés avec une malformation génitale dans son service d'endocrinologie pédiatrique, au CHU de Montpellier, face à l'apparition de pubertés de plus en plus précoces chez les filles, le professeur Charles Sultan mettait en cause les pesticides, soupçonnés de copier l'activité des hormones femelles - les oestrogènes - ou d'annihiler l'action des hormones mâles, les androgènes (1).
L'équipe du CHU avait alors été frappée par la fréquence de ces anomalies dans le milieu agricole. Les rares études épidémiologiques engagées sur le sujet, comme l'observation du monde animal, l'hermaphrodisme des ours polaires ou la féminisation des panthères, allaient dans ce sens.Depuis, des taux anormalement élevés de pesticides ont été retrouvés dans les couches de glace polaire, et de plus en plus d'animaux sont concernés : les grenouilles américaines, constatait en octobre la revue Nature, qui dénonçait l'atrazine, un herbicide.
Depuis, surtout, l'équipe du professeur Sultan a engagé avec le soutien de l'Europe une étude épidémiologique sur le sujet : 2 043 naissances ont été suivies en 2002 à la maternité montpelliéraine Clémentville, dont la moitié (1 033) de garçons. Vingt-cinq ont une malformation : 4 micropénis, 12 cryptorchidies, 7 hypospadias, 2 pseudo-hermaphrodismes (3).Bilan : « Il existe une augmentation de la prévalence des malformations génitales du garçon. Les taux sont dix fois supérieurs aux données habituelles, cent fois plus pour le pseudo-hermaphrodisme. C'est énorme », s'inquiète le professeur Sultan, d'autant que « l'étude a été menée dans une maternité qui n'accueille pas de grossesses à risques ».Autre constant : parmi ces 25 enfants, 8 d'entre eux (32 %) avaient un parent exposé aux pesticides. Dans un échantillon témoin de 50 enfants "normaux" tiré parallèlement au sort, seulement 4 avaient des géniteurs exposés. « Un enfant d'agriculteur a quatre fois plus de risques d'avoir une malformation génitale », conclut le professeur Sultan. Des analyses plus poussées sur le pseudo-hermaphrodisme montrent une activité biologique anormalement élevée des oestrogènes.
L'étude vient d'être présentée à Copenhague. « Pour la première fois, on dispose de données de prévalence vraies », souligne le professeur Sultan, encouragé par un début de prise de conscience, même si « un certain nombre d'autorités minorent le problème », si « les responsables de santé publique n'ont pas conscience de l'ampleur du phénomène » : « Les grandes revues de pédiatrie s'intéressent au sujet. Les pesticides auraient aussi une incidence sur la croissance, le développement neurologique;
C'est un problème de société, un cri lancé pour susciter une prise de conscience. On balance 22 produits chimiques sur les pêches de Gard, 15 000 tonnes de pesticides sont stockées en France. Il faudrait déclarer un moratoire sur leur utilisation. »En attendant, Charles Sultan s'apprête à lancer une nouvelle étude sur la puberté précoce. Pour lui, pas de doute, les pesticidessont en cause. A l'automne, son service a reçu une petite d'un mois, « avec les seins d'une gamine de 12 ans ». La fille du propriétaire du moulin du Capitoul, dans le Lodévois. Il y a deux ans, deux tonnes d'arsenic étaient découvertes sur le site, ancien entrepôt d'insecticides de Metaleurop dans les années 60. Le propriétaire a porté plainte pour « empoisonnement et tentative d'empoisonnement ».
L'affaire s'est soldée par un non lieu.
Sophie GUIRAUD
(1) Midi Libre du 30 novembre 2001.
(2) Hypospadias - l'orifice de l'urètre n'est pas au niveau du gland -, cryptorchidie - testicules non descendus -, micropénis - verge courte -.
(3) Un appel, en cours, sera examiné jeudi par la chambre d'instruction de Montpellier.
Source : Midi-Libre
L'équipe du CHU avait alors été frappée par la fréquence de ces anomalies dans le milieu agricole. Les rares études épidémiologiques engagées sur le sujet, comme l'observation du monde animal, l'hermaphrodisme des ours polaires ou la féminisation des panthères, allaient dans ce sens.Depuis, des taux anormalement élevés de pesticides ont été retrouvés dans les couches de glace polaire, et de plus en plus d'animaux sont concernés : les grenouilles américaines, constatait en octobre la revue Nature, qui dénonçait l'atrazine, un herbicide.
Depuis, surtout, l'équipe du professeur Sultan a engagé avec le soutien de l'Europe une étude épidémiologique sur le sujet : 2 043 naissances ont été suivies en 2002 à la maternité montpelliéraine Clémentville, dont la moitié (1 033) de garçons. Vingt-cinq ont une malformation : 4 micropénis, 12 cryptorchidies, 7 hypospadias, 2 pseudo-hermaphrodismes (3).Bilan : « Il existe une augmentation de la prévalence des malformations génitales du garçon. Les taux sont dix fois supérieurs aux données habituelles, cent fois plus pour le pseudo-hermaphrodisme. C'est énorme », s'inquiète le professeur Sultan, d'autant que « l'étude a été menée dans une maternité qui n'accueille pas de grossesses à risques ».Autre constant : parmi ces 25 enfants, 8 d'entre eux (32 %) avaient un parent exposé aux pesticides. Dans un échantillon témoin de 50 enfants "normaux" tiré parallèlement au sort, seulement 4 avaient des géniteurs exposés. « Un enfant d'agriculteur a quatre fois plus de risques d'avoir une malformation génitale », conclut le professeur Sultan. Des analyses plus poussées sur le pseudo-hermaphrodisme montrent une activité biologique anormalement élevée des oestrogènes.
L'étude vient d'être présentée à Copenhague. « Pour la première fois, on dispose de données de prévalence vraies », souligne le professeur Sultan, encouragé par un début de prise de conscience, même si « un certain nombre d'autorités minorent le problème », si « les responsables de santé publique n'ont pas conscience de l'ampleur du phénomène » : « Les grandes revues de pédiatrie s'intéressent au sujet. Les pesticides auraient aussi une incidence sur la croissance, le développement neurologique;
C'est un problème de société, un cri lancé pour susciter une prise de conscience. On balance 22 produits chimiques sur les pêches de Gard, 15 000 tonnes de pesticides sont stockées en France. Il faudrait déclarer un moratoire sur leur utilisation. »En attendant, Charles Sultan s'apprête à lancer une nouvelle étude sur la puberté précoce. Pour lui, pas de doute, les pesticidessont en cause. A l'automne, son service a reçu une petite d'un mois, « avec les seins d'une gamine de 12 ans ». La fille du propriétaire du moulin du Capitoul, dans le Lodévois. Il y a deux ans, deux tonnes d'arsenic étaient découvertes sur le site, ancien entrepôt d'insecticides de Metaleurop dans les années 60. Le propriétaire a porté plainte pour « empoisonnement et tentative d'empoisonnement ».
L'affaire s'est soldée par un non lieu.
Sophie GUIRAUD
(1) Midi Libre du 30 novembre 2001.
(2) Hypospadias - l'orifice de l'urètre n'est pas au niveau du gland -, cryptorchidie - testicules non descendus -, micropénis - verge courte -.
(3) Un appel, en cours, sera examiné jeudi par la chambre d'instruction de Montpellier.
Source : Midi-Libre
mardi 11 février 2003
Six fois moins de résidus de pesticides chez les tout-petits qui mangent bio
10 février 2003 - Les enfants de 2 à 4 ans nourris d'aliments biologiques ont des concentrations de résidus de pesticides six fois moins élevées que ceux qui mangent les produits de l'agriculture industrielle. C'est ce que révèle une petite étude récente1 qui s'est intéressée à la bioaccumulation des pesticides organophosphorés, une catégorie d'insecticides qui affectent le système nerveux.
Pour les besoins de l'étude, deux groupes d'enfants ont été constitués : 18 enfants ayant une alimentation biologique et 21 enfants ayant une alimentation habituelle. Les chercheurs ont limité leur enquête aux enfants de 2 à 4 ans, car selon leurs prémisses, il s'agit du groupe d'âge le plus à risque : ces enfants mangent de grande quantité de nourriture proportionnellement à leur masse corporelle et ils ingèrent les aliments ayant la plus grande concentration de résidus de pesticides (tels les légumes et les fruits).
Les chercheurs ont ensuite demandé aux parents de noter pendant trois jours tous les aliments consommés par les enfants. Une journée plus tard, les chercheurs ont procédé à un prélèvement d'urine. Cinq types de pesticides, fréquemment pulvérisés sur les cultures, étaient recherchés (malathion, azinphos-méthyl, parathion, oxydemeton-méthyl, phosmet) et ont été trouvés à de fortes concentrations chez les enfants qui n'avaient pas mangé bio.
À la suite de l'analyse des résultats, les chercheurs ont conclu qu'une alimentation comprenant des fruits et des légumes biologiques peut réduire considérablement le taux d'exposition aux pesticides, en-deçà même des valeurs limites fixées par l'Agence de protection de l'environnement américaine (EPA).
Les parents à faible revenu incapables de fournir une alimentation biologique « à temps plein » à leurs enfants, peuvent toujours limiter ou empêcher leur consommation de fruits et de légumes contenant le plus de résidus de pesticides comme le cantaloup, les pois verts (en boîte et congelés), les poires, les fraises, les tomates provenant du Mexique, les courges d'hiver et les pommes.
source : Stéphane Gagné - Réseau Proteus
D'après PANNA email news service, 31 janvier 2003.1. Cynthia L. Curl, Richard A. Fenske, Kai Elgethun. Organophosphorus pesticide exposure of urban and suburban pre-school children with organic and conventional diets. Environ Health Perspect October 13 2002.
Retrouvez le MDRGF sur son site internet : WWW.MDRGF.ORG
Pour les besoins de l'étude, deux groupes d'enfants ont été constitués : 18 enfants ayant une alimentation biologique et 21 enfants ayant une alimentation habituelle. Les chercheurs ont limité leur enquête aux enfants de 2 à 4 ans, car selon leurs prémisses, il s'agit du groupe d'âge le plus à risque : ces enfants mangent de grande quantité de nourriture proportionnellement à leur masse corporelle et ils ingèrent les aliments ayant la plus grande concentration de résidus de pesticides (tels les légumes et les fruits).
Les chercheurs ont ensuite demandé aux parents de noter pendant trois jours tous les aliments consommés par les enfants. Une journée plus tard, les chercheurs ont procédé à un prélèvement d'urine. Cinq types de pesticides, fréquemment pulvérisés sur les cultures, étaient recherchés (malathion, azinphos-méthyl, parathion, oxydemeton-méthyl, phosmet) et ont été trouvés à de fortes concentrations chez les enfants qui n'avaient pas mangé bio.
À la suite de l'analyse des résultats, les chercheurs ont conclu qu'une alimentation comprenant des fruits et des légumes biologiques peut réduire considérablement le taux d'exposition aux pesticides, en-deçà même des valeurs limites fixées par l'Agence de protection de l'environnement américaine (EPA).
Les parents à faible revenu incapables de fournir une alimentation biologique « à temps plein » à leurs enfants, peuvent toujours limiter ou empêcher leur consommation de fruits et de légumes contenant le plus de résidus de pesticides comme le cantaloup, les pois verts (en boîte et congelés), les poires, les fraises, les tomates provenant du Mexique, les courges d'hiver et les pommes.
source : Stéphane Gagné - Réseau Proteus
D'après PANNA email news service, 31 janvier 2003.1. Cynthia L. Curl, Richard A. Fenske, Kai Elgethun. Organophosphorus pesticide exposure of urban and suburban pre-school children with organic and conventional diets. Environ Health Perspect October 13 2002.
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dimanche 9 février 2003
Le 2,4-D cancérigène selon le Sierra Club du Canada
Santé Canada a presque terminé l'évaluation d'un pesticide qui causerait le cancer
Toronto -- Santé Canada devra décider ce printemps s'il faut ou non interdire un herbicide, abondamment utilisé sur les pelouses et les verts des terrains de golf, qui causerait certaines formes de cancer.
L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada a presque terminé l'évaluation du 2,4-D, l'un des herbicides les plus utilisés dans le monde, a relaté le porte-parole Chris Krepski. Selon M. Krepski, rien n'indique que le produit contienne des éléments susceptibles d'entraîner son interdiction.
Sérieux problèmes
Une récente étude auprès de 97 Ontariens faisant l'épandage du produit a montré qu'environ 50 % d'entre eux avaient des traces de 2,4-D dans leur sperme. Le groupe écologiste Sierra Club du Canada a soutenu que l'exposition au 2,4-D peut poser de sérieux problèmes aux foetus qui, une fois nés, peuvent montrer des problèmes comportementaux, des systèmes immunitaire et reproductif déficients et un risque élevé de cancer.
Angela Rickman, la directrice par intérim du groupe, a dit que les clubs de golf devraient informer leurs membres des herbicides utilisés, car les golfeurs peuvent en ramener chez eux à leur insu et contaminer leur environnement, puisque les pesticides sont actifs plus longtemps à l'intérieur.
En 1996, une étude de quelque 700 superviseurs de terrains de golf décédés entre 1970 et 1992 a trouvé une incidence élevée de cancers du cerveau et de la prostate et de lymphome non-hodgkinien. Les auteurs de l'étude, publiée dans l'American Journal of Industrial Medicine, n'ont pas établi de lien de causalité entre les maladies et les pesticides, mais ont rapporté que les même cancers sont souvent retrouvés chez les personnes qui manipulent de grande quantité de pesticides.
La Société canadienne du cancer a demandé l'arrêt des pesticides «ornementaux», utilisés sur les pelouses et les parterres pour en rehausser l'apparence.
Dans sa présentation au comité permanent sur la santé de la Chambre des communes, en juin, la Société a fait valoir que les études publiées dans les journaux scientifiques ont remarqué un lien entre certaines composantes des pesticides et un risque plus élevé de cancer.
Les revenus tirés de la vente de pesticides s'élevaient, en 1999, à 1,35 milliard de dollars.
Santé Canada tente présentement d'éliminer deux composantes de pesticides ornamentaux, le diazinon et le chlorpyrifos, qui ne respectent pas la réglementation fédérale de toxicité pour les enfants. Le chlorpyrifos est presque complètement éradiqué, tandis que le diazinon le sera d'ici à 2004. Cependant, aucune juridiction médicale dans le monde ne considère le 2,4-D cancérigène, selon les producteurs de l'herbicide.
http://www.mdrgf.org
Toronto -- Santé Canada devra décider ce printemps s'il faut ou non interdire un herbicide, abondamment utilisé sur les pelouses et les verts des terrains de golf, qui causerait certaines formes de cancer.
L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire de Santé Canada a presque terminé l'évaluation du 2,4-D, l'un des herbicides les plus utilisés dans le monde, a relaté le porte-parole Chris Krepski. Selon M. Krepski, rien n'indique que le produit contienne des éléments susceptibles d'entraîner son interdiction.
Sérieux problèmes
Une récente étude auprès de 97 Ontariens faisant l'épandage du produit a montré qu'environ 50 % d'entre eux avaient des traces de 2,4-D dans leur sperme. Le groupe écologiste Sierra Club du Canada a soutenu que l'exposition au 2,4-D peut poser de sérieux problèmes aux foetus qui, une fois nés, peuvent montrer des problèmes comportementaux, des systèmes immunitaire et reproductif déficients et un risque élevé de cancer.
Angela Rickman, la directrice par intérim du groupe, a dit que les clubs de golf devraient informer leurs membres des herbicides utilisés, car les golfeurs peuvent en ramener chez eux à leur insu et contaminer leur environnement, puisque les pesticides sont actifs plus longtemps à l'intérieur.
En 1996, une étude de quelque 700 superviseurs de terrains de golf décédés entre 1970 et 1992 a trouvé une incidence élevée de cancers du cerveau et de la prostate et de lymphome non-hodgkinien. Les auteurs de l'étude, publiée dans l'American Journal of Industrial Medicine, n'ont pas établi de lien de causalité entre les maladies et les pesticides, mais ont rapporté que les même cancers sont souvent retrouvés chez les personnes qui manipulent de grande quantité de pesticides.
La Société canadienne du cancer a demandé l'arrêt des pesticides «ornementaux», utilisés sur les pelouses et les parterres pour en rehausser l'apparence.
Dans sa présentation au comité permanent sur la santé de la Chambre des communes, en juin, la Société a fait valoir que les études publiées dans les journaux scientifiques ont remarqué un lien entre certaines composantes des pesticides et un risque plus élevé de cancer.
Les revenus tirés de la vente de pesticides s'élevaient, en 1999, à 1,35 milliard de dollars.
Santé Canada tente présentement d'éliminer deux composantes de pesticides ornamentaux, le diazinon et le chlorpyrifos, qui ne respectent pas la réglementation fédérale de toxicité pour les enfants. Le chlorpyrifos est presque complètement éradiqué, tandis que le diazinon le sera d'ici à 2004. Cependant, aucune juridiction médicale dans le monde ne considère le 2,4-D cancérigène, selon les producteurs de l'herbicide.
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samedi 1 février 2003
Des scientifiques étudient de nouveaux sites pollués : les gens !
Après avoir étudié pendant des décennies la pollution de l'air, de l'eau et de la terre, des scientifiques ont commencé à s'intéresser à d'autres sites pollués qu'ils avaient négligés jusqu'à maintenant : les gens.
Le 30 janvier 2003, des chercheurs américains ont révélé les résultats de l'étude la plus complète à ce jour sur la recherche de contaminants chimiques multiples dans l'organisme humain au cours de laquelle 201 composés chimiques ont été recherchés dans les organismes de neuf américains et américaines. Ce projet a été conduit en collaboration entre l'école de médecine de Mt.Sinaï ( New York) et les ONGs Commonweal ( Californie) et Environmental Working Group ( Washington)
Les chercheurs ont trouvés une moyenne 91 composés chimiques différents présents dans les organismes des personnes testées ( des pesticides, des dioxines et furannes, des métaux lourds, etc... Au total 167 substances différentes ont été retrouvées chez ces neuf personnes. En moyenne ces tests ont mis en évidence chez chaque sujet étudié la présence de :o 53 substances chimiques liées au cancer chez l'homme et l'animal o 62 substances toxiques pour le cerveau et le système nerveux.o 58 substances qui interfèrent avec le système hormonal.o 55 substances associées avec des malformations à la naissance et des anomalies du développement.o 55 substances toxiques pour le système reproducteur. o 53 substances toxiques pour le système immunitaire. o 55 substances pour lesquelles on ne dispose d'aucune données relatives à leur effet sur la santé.
Cette étude a ceci de remarquable que les résultats sont présentés de manière individuelle sur le site internet de l'EWG : vous pouvez voir pour la première fois pour chaque personne testée quels composants polluent son corps et à quelle quantité !
( Voir le site : http://www.ewg.org/reports/bodyburden/es.php)
Le 30 janvier 2003, des chercheurs américains ont révélé les résultats de l'étude la plus complète à ce jour sur la recherche de contaminants chimiques multiples dans l'organisme humain au cours de laquelle 201 composés chimiques ont été recherchés dans les organismes de neuf américains et américaines. Ce projet a été conduit en collaboration entre l'école de médecine de Mt.Sinaï ( New York) et les ONGs Commonweal ( Californie) et Environmental Working Group ( Washington)
Les chercheurs ont trouvés une moyenne 91 composés chimiques différents présents dans les organismes des personnes testées ( des pesticides, des dioxines et furannes, des métaux lourds, etc... Au total 167 substances différentes ont été retrouvées chez ces neuf personnes. En moyenne ces tests ont mis en évidence chez chaque sujet étudié la présence de :o 53 substances chimiques liées au cancer chez l'homme et l'animal o 62 substances toxiques pour le cerveau et le système nerveux.o 58 substances qui interfèrent avec le système hormonal.o 55 substances associées avec des malformations à la naissance et des anomalies du développement.o 55 substances toxiques pour le système reproducteur. o 53 substances toxiques pour le système immunitaire. o 55 substances pour lesquelles on ne dispose d'aucune données relatives à leur effet sur la santé.
Cette étude a ceci de remarquable que les résultats sont présentés de manière individuelle sur le site internet de l'EWG : vous pouvez voir pour la première fois pour chaque personne testée quels composants polluent son corps et à quelle quantité !
( Voir le site : http://www.ewg.org/reports/bodyburden/es.php)
mardi 28 janvier 2003
Des pesticides dans les haricots verts
Des traces de pecticides ont été retrouvées dans 60% des haricots verts testés par l'UFC-Que Choisir. Ces produits ne sont pas censés être utilisés dans les cultures de haricots.
Selon une enquête réalisée par l'association de défense de consommateurs Que Choisir, une majorité des haricots verts commercialisés en France contiendrait des résidus de pesticides. Soixante pour cent des 50 échantillons d'haricots verts analysés seraient concernés. Ceux venant du Maroc et du Kenya seraient plus souvent contaminés que ceux en provenance de France. Selon l'enquête publiée dans l'édition de février du magazine, les 50 échantillons de haricots verts (filets ou mange-tout) venus d'Afrique ou d'Europe, ont été achetés en grandes surfaces, sur les marchés et chez des détaillants.
Les produits ont été analysés par un laboratoire accrédité à raison d'un kilogramme de haricots par échantillon. Il en ressort que seuls 40% des échantillons sont indemnes de toute contamination. Deux échantillons présentent respectivement quatre et cinq résidus de pesticides différents détectables, souligne le magazine. Il rappelle d'ailleurs que "beaucoup de molécules épandues sur les champs ne sont plus détectables au stade de la consommation" et s'interroge donc "sur le nombre de produits réellement utilisés sur ces végétaux". Ces deux échantillons viennent du Maroc et sont contaminés en tétradifon acaricide (produit éliminant les acariens) interdit sur les haricots.
Concernant la dangerosité de ces résidus de pesticides, Que Choisir écrit :"Il existe une présomption sérieuse de risques collectifs graves", selon un rapport du ministère de l'environnement datant du printemps dernier. Des études mettent en cause "les pesticides dans la baisse de la fertilité masculine", écrit le magazine en ajoutant que d'autres recherches suggèrent un effet de l'exposition maternelle (...) sur le risque de mortalité intra-utérine et que des études réalisées sur des viticulteurs, qui manipulent ces produits, montrent que ces derniers développeraient davantage de cancers...Source : LCI
Selon une enquête réalisée par l'association de défense de consommateurs Que Choisir, une majorité des haricots verts commercialisés en France contiendrait des résidus de pesticides. Soixante pour cent des 50 échantillons d'haricots verts analysés seraient concernés. Ceux venant du Maroc et du Kenya seraient plus souvent contaminés que ceux en provenance de France. Selon l'enquête publiée dans l'édition de février du magazine, les 50 échantillons de haricots verts (filets ou mange-tout) venus d'Afrique ou d'Europe, ont été achetés en grandes surfaces, sur les marchés et chez des détaillants.
Les produits ont été analysés par un laboratoire accrédité à raison d'un kilogramme de haricots par échantillon. Il en ressort que seuls 40% des échantillons sont indemnes de toute contamination. Deux échantillons présentent respectivement quatre et cinq résidus de pesticides différents détectables, souligne le magazine. Il rappelle d'ailleurs que "beaucoup de molécules épandues sur les champs ne sont plus détectables au stade de la consommation" et s'interroge donc "sur le nombre de produits réellement utilisés sur ces végétaux". Ces deux échantillons viennent du Maroc et sont contaminés en tétradifon acaricide (produit éliminant les acariens) interdit sur les haricots.
Concernant la dangerosité de ces résidus de pesticides, Que Choisir écrit :"Il existe une présomption sérieuse de risques collectifs graves", selon un rapport du ministère de l'environnement datant du printemps dernier. Des études mettent en cause "les pesticides dans la baisse de la fertilité masculine", écrit le magazine en ajoutant que d'autres recherches suggèrent un effet de l'exposition maternelle (...) sur le risque de mortalité intra-utérine et que des études réalisées sur des viticulteurs, qui manipulent ces produits, montrent que ces derniers développeraient davantage de cancers...Source : LCI
dimanche 19 janvier 2003
La présence de polluants dans l'air liée à la naissance de bébés plus petits
Selon une étude scientifique conduite chez les enfants du nord de Manhattan et du sud du Bronx ( New York), la présence de polluants dans l'air de ces quartiers (fumées d'incinérateurs, pesticides, fumée de cigarette, gaz d'échappement)serait liée à la naissance de bébés plus légers et aux crânes plus petits.
Dans un article qui sera publié le mois prochain dans la revue scientifique « Environmental Health Perspectives », des chercheurs de l'Ecole de Santé Publique Mailman de l'Université de Columbia ont mis en évidence le fait que les Américaines d'origine africaine exposées à de hauts niveaux de polluants tels que les fumées d'automobiles, la fumée de cigarette et des incinérateurs de déchets au cours du troisième trimestre de leur grossesse avaient tendance à avoir des bébés plus petits avec des crânes plus petits que la moyenne. Certains pesticides sont également en cause.Le Docteur Frederica Perera, Directrice du centre de santé environnementale de l'enfant du Columbia, a déclaré que les découvertes de cette étude sont particulièrement troublantes parce qu'on a mis en évidence par ailleurs qu'un faible poids et un faible volume cérébral à la naissance sont liés à une mauvaise santé et des problèmes mentaux plus tard dans la vie.De nombreuses études ont montré qu'une circonférence crânienne réduite à la naissance ou durant la première année est corrélée avec un QI plus faible et une fonction cognitive moins performante », a déclaré le Docteur Perera.Les chercheurs ont donné de petits détecteurs de pollution à 263 femmes des communautés noire et Dominicaine du nord de Manhattan et du sud du Bronx durant le 3° trimestre de leur grossesse. Ces femmes ont porté ces détecteurs sur elles pendant 48 heures et les chercheurs ont ensuite analysé les polluants récoltés dans les filtres des appareils. Après la naissance des bébés, les chercheurs ont également vérifié les quantités de polluants présents dans leur sang et les ont mesurées .Selon le Docteur Perera, les chercheurs ont mis en évidence une réduction du poids à la naissance et de la circonférence crânienne parmi les bébés de la communauté noire exposés à de fortes concentrations d'hydrocarbone aromatiques polycycliques( HAP). Les chercheurs ont également trouvé que les bébés des deux groupes avaient des poids de naissance plus faibles quand le pesticide chlorpyrifos ( couramment utilisé dans les écoles et les logements) était retrouvé dans leur sang.Cette étude, qui a commencé en 1998, suivra les enfants depuis avant leur naissance jusqu'à leur cinquième anniversaire et peut être au delà. Les chercheurs vont suivre leur état de santé général, l'état de leurs fonctions respiratoire et cognitive, leurs performances scolaires pour essayer de déterminer quel rôle les polluants urbains peuvent jouer dans les problèmes de santé physiques et mentales qui affectent les enfants des villes.
(Source : The New York Times,17 janvier 2003.)
Retrouvez le MDRGF sur son site internet : WWW.MDRGF.ORG
Dans un article qui sera publié le mois prochain dans la revue scientifique « Environmental Health Perspectives », des chercheurs de l'Ecole de Santé Publique Mailman de l'Université de Columbia ont mis en évidence le fait que les Américaines d'origine africaine exposées à de hauts niveaux de polluants tels que les fumées d'automobiles, la fumée de cigarette et des incinérateurs de déchets au cours du troisième trimestre de leur grossesse avaient tendance à avoir des bébés plus petits avec des crânes plus petits que la moyenne. Certains pesticides sont également en cause.Le Docteur Frederica Perera, Directrice du centre de santé environnementale de l'enfant du Columbia, a déclaré que les découvertes de cette étude sont particulièrement troublantes parce qu'on a mis en évidence par ailleurs qu'un faible poids et un faible volume cérébral à la naissance sont liés à une mauvaise santé et des problèmes mentaux plus tard dans la vie.De nombreuses études ont montré qu'une circonférence crânienne réduite à la naissance ou durant la première année est corrélée avec un QI plus faible et une fonction cognitive moins performante », a déclaré le Docteur Perera.Les chercheurs ont donné de petits détecteurs de pollution à 263 femmes des communautés noire et Dominicaine du nord de Manhattan et du sud du Bronx durant le 3° trimestre de leur grossesse. Ces femmes ont porté ces détecteurs sur elles pendant 48 heures et les chercheurs ont ensuite analysé les polluants récoltés dans les filtres des appareils. Après la naissance des bébés, les chercheurs ont également vérifié les quantités de polluants présents dans leur sang et les ont mesurées .Selon le Docteur Perera, les chercheurs ont mis en évidence une réduction du poids à la naissance et de la circonférence crânienne parmi les bébés de la communauté noire exposés à de fortes concentrations d'hydrocarbone aromatiques polycycliques( HAP). Les chercheurs ont également trouvé que les bébés des deux groupes avaient des poids de naissance plus faibles quand le pesticide chlorpyrifos ( couramment utilisé dans les écoles et les logements) était retrouvé dans leur sang.Cette étude, qui a commencé en 1998, suivra les enfants depuis avant leur naissance jusqu'à leur cinquième anniversaire et peut être au delà. Les chercheurs vont suivre leur état de santé général, l'état de leurs fonctions respiratoire et cognitive, leurs performances scolaires pour essayer de déterminer quel rôle les polluants urbains peuvent jouer dans les problèmes de santé physiques et mentales qui affectent les enfants des villes.
(Source : The New York Times,17 janvier 2003.)
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