Un rapport de l'INRA confirme la nécésité de réduire l'usage des pesticides.
Colloque de restitution INRA sur le rapport d'expertise « réduire l'utilisation des pesticides et en limiter les impacts environnementaux »15 décembre 2005 à Paris.
Une expertise scientifique collective menée par l'Inra et le Cemagref, à la demande des ministères en charge de l'agriculture et de l'environnement, a permis de dresser un état des lieux des connaissances sur lesquelles pourraient se fonder des actions visant à réduire le niveau actuel d'utilisation des pesticides et leurs impacts environnementaux.Elle étudie également les conditions économiques qui renforcent actuellement la dépendance des systèmes de production vis-à-vis des pesticides, et la nécessité de mettre en place une politique volontariste si la société souhaite une réduction significative de l'emploi des pesticides sur l'ensemble du territoire et une protection particulière des zones les plus sensibles aux contaminations. rapport téléchargeable en cliquant sur le lien ci dessous :
http://www.inra.fr/expertise-pesticides
renseignements sur le colloque de restitution et inscriptions à : ALTAMEDIA5, rue de Milan 75009 Paris Tél.: 01 44 91 58 50 Fax : 01 44 91 58 51
François VEILLERETTE participera à ce colloque de restitution pour le MDRGF. Il a été pressenti pour participer à une table ronde.Voici un extrait de sa contribution aux débats :
La réduction de l'utilisation des pesticides, une nécessité.
Notre agriculture est extrêmement dépendante de l'utilisation de quantités très importantes de produits phytosanitaires. En effet, selon Eurostat, la consommation de produits phytosanitaires a régulièrement augmenté dans l'Union Européenne ces dernières années. En France, après avoir atteint des sommets de consommation il y a quelques années, les tonnages utilisés ont très légèrement diminués mais la fréquence des traitements sur grandes cultures continue d’augmenter . Ce sont ainsi jusqu’à 9 traitements différents qui sont utilisés sur la culture du blé, alors que les pommes reçoivent, elles, en moyenne 27 traitements par an !Cette dépendance à une utilisation importante des pesticides laisse des traces, dans notre environnement, dans notre alimentation et dans organismes :- 90% des cours d’eau et près de 60% des nappes phréatiques françaises contiennent maintenant des résidus de pesticides .- L’air et les eaux de pluie en contiennent à des concentrations parfois plusieurs dizaines de fois supérieures aux concentrations admissibles pour l’eau du robinet .- Plus de la moitié des fruits et légumes contiennent des résidus de pesticides et 7% des échantillons dépassent les Limites Maximales en Résidus (LMR) .- Etc
La conséquence de cette omniprésence de résidus est que, fort logiquement, on retrouve dans nos organismes, à côté d’une foule d’autres polluants, de nombreux pesticides, certains anciens et persistants, mais aussi d’autres de faible persistance et apportés là par une exposition constante et régulière. Les adultes sont contaminés, mais aussi les enfants, et, plus grave encore, ces êtres fragiles en formation que sont les foetus n'échappent pas à la règle et sont contaminés in utéro . Les nourrissons le sont, eux, par l'allaitement maternel La synthèse du rapport d'expertise de l’INRA/Cemagref reconnaît que « les risques pour la santé humaine (des pesticides) apparaissent suffisamment plausibles pour être mentionnés dans tous les rapports et le plan Santé-Environnement et pour justifier le lancement d’études épidémiologiques et la commande d'une expertise à l’INSERM. » En fait, il existe une accumulation des données préoccupantes fournies par la littérature épidémiologique internationale sur le lien entre l’exposition occupationnelle ou environnementale aux pesticides et l'existence de risques significativement accrus et parfois de manière importante- de développer de multiples pathologies. Une littérature maintenant très importante nous montre en effet que de nombreux types de cancers, des problèmes d'infertilité, des malformations congénitales, des troubles neurologiques,ont été observés plus fréquemment chez les populations exposées aux pesticides que chez celles qui ne le sont pas. La Commission Européenne elle même, dans son 6° Programme d’action pour l'environnement, a reconnu qu'il y a « des preuves suffisantes pour suggérer que les problèmes associés à la contamination de l'environnement et des aliments par les pesticides sont sérieux et s'aggravent ».Face à l’augmentation de ces pollutions environnementales et au risque de pathologies induites, le bon sens voudrait donc que l'on limite réellement l'exposition de la population en réduisant l'emploi des pesticides en agriculture, et non en essayant simplement d'en limiter la dispersion dans l'environnement ou d'en raisonner l’emploi.C'est ce bon sens que le 5° Plan d’Action pour l'Environnement de l'Union Européenne avait choisi de promouvoir lorsque qu'il préconisait la « mise en oeuvre d'une politique de réduction de l'utilisation des pesticides » en Europe. C'est ce même bon sens que le Parlement Européen avait mis en avant en 2002 dans le Rapport Lannoye, du nom de son rapporteur, qui demandait l'adoption d’une Directive pour la réduction de l'utilisation des pesticides en Europe. Aujourd’hui, la synthèse du rapport d'expertise de l'INRA/Cemagref reconnaît l'existence des risques liés à l'utilisation intensives des pesticides de synthèse : risques pour l’environnement et la santé humaine, mais aussi risques pour l'agriculture conventionnelle elle même avec, par exemple, l'apparition de problèmes de résistance qui concernent la plupart des familles chimiques de pesticides. Elle met surtout en avant « la nécessité de réduire les utilisations de pesticides pour en limiter les impacts ». Je ne peux que me féliciter de ce langage, nouveau et porteur de l'espoir d'une évolution enfin possible, même si le rapport se refuse à fixer de quelconques objectifs de réduction chiffrés. Je me félicite également de lire que cette même synthèse met en avant des solutions réellement efficaces sous forme de « stratégies alternatives » au premiers rangs desquelles la production intégrée et l’agriculture biologique, que nous préconisons depuis longtemps..... ...Les politiques de réduction importantes de l'utilisation des pesticides sont indispensables à une amélioration rapide de la situation environnementale et sanitaire. Nous savons maintenant qu'elles sont possibles, efficaces et compatibles avec une production agricole suffisante et économiquement viable pour les pays européens. Il est donc urgent de les mettre en oeuvre rapidement, dans l'intérêt de tous, et notamment des franges de la population les plus fragiles ou les plus exposées . Il faut donc maintenant que les responsables en charge du dossier fassent preuve d'une réelle volonté politique pour que les conclusions de ce rapport INRA/Cemagref ne restent pas lettre morte et intégrent dans leurs politiques l'objectif de réduction de l'utilisation des pesticides. Comme le dit si bien une conclusion du rapport d'expertise de l’INRA/Cemagref, l'engagement dans une politique de réduction de l'utilisation des pesticides « doit être marqué rapidement par un signal fort ». C'est ce signal politique fort que les associations comme le MDRGF attendent aujourd'hui.
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jeudi 15 décembre 2005
lundi 21 novembre 2005
Australie: OGM abandonné suite à des maladies chez les souris
SYDNEY - Une expérience australienne sur les OGM, les organismes génétiquement modifiés, a dû être interrompue après dix ans de recherche. Les mulots qui se nourrissaient de petits pois résistants aux insectes ont développé des maladies des poumons.
Les résultats de la recherche ont été publiés cette semaine dans le "Journal of Agricultural and Food Chemistry". Ils expliquent que la maladie dont souffrent les cobayes proviendrait d'une modification structurelle de la protéine introduite dans le petit pois pour les rendre résistants aux larves.
"La réaction des souris à la protéine pourrait préfigurer des atteintes à la santé humaine", a expliqué à la chaîne de télévision ABC Thomas Higgins, chercheur au CSIRO, le plus grand organisme de recherche publique du pays.
L'institut souhaitait protéger les plantations de pois contre un insecte ravageur, le Bruchus pisorum. Contrairement aux petits pois, les haricots ne sont pas affectés par cet insecte. Aussi les chercheurs ont-ils utilisé un gêne de ce légume pour améliorer la résistance au bruchum pisorum des pois. Au terme de l'expérience, ces derniers montraient une résistance de 100 %.
Parallèlement à la dissémination en plein champ, une étude de risques, portant notamment sur l'alimentation des souris, a été menée. Les cobayes nourris avec des haricots ou des pois non génétiquement modifiés n'ont pas montré de réaction immunitaire.
En revanche, les animaux dont l'alimentation consistait en pois génétiquement modifiés ont développé une inflammation des poumons et une augmentation des anticorps dans le sérum sanguin. Selon le CSIRO, la réaction s'explique par le processus de transformation que subit le gêne de haricot pour rendre le pois insensible aux insectes.
l'Express
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Les résultats de la recherche ont été publiés cette semaine dans le "Journal of Agricultural and Food Chemistry". Ils expliquent que la maladie dont souffrent les cobayes proviendrait d'une modification structurelle de la protéine introduite dans le petit pois pour les rendre résistants aux larves.
"La réaction des souris à la protéine pourrait préfigurer des atteintes à la santé humaine", a expliqué à la chaîne de télévision ABC Thomas Higgins, chercheur au CSIRO, le plus grand organisme de recherche publique du pays.
L'institut souhaitait protéger les plantations de pois contre un insecte ravageur, le Bruchus pisorum. Contrairement aux petits pois, les haricots ne sont pas affectés par cet insecte. Aussi les chercheurs ont-ils utilisé un gêne de ce légume pour améliorer la résistance au bruchum pisorum des pois. Au terme de l'expérience, ces derniers montraient une résistance de 100 %.
Parallèlement à la dissémination en plein champ, une étude de risques, portant notamment sur l'alimentation des souris, a été menée. Les cobayes nourris avec des haricots ou des pois non génétiquement modifiés n'ont pas montré de réaction immunitaire.
En revanche, les animaux dont l'alimentation consistait en pois génétiquement modifiés ont développé une inflammation des poumons et une augmentation des anticorps dans le sérum sanguin. Selon le CSIRO, la réaction s'explique par le processus de transformation que subit le gêne de haricot pour rendre le pois insensible aux insectes.
l'Express
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samedi 12 novembre 2005
le Canada : une nation toxique
Un Rapport extraordinaire en français sur la pollution chez les Canadiens
Un cocktail de produits chimiques toxiques a été détecté dans chacune des personnes dont les prélèvements ont été testés dans le cadre d'une étude pancanadienne sur la présence de la pollution chez l'être humain réalisée par l'organisation Défense environnementale. Une nation toxique: rapport sur la pollution chez les Canadiens confirme que, peu importe le lieu de résidence, l'âge ou la profession, les citoyens canadiens portent en eux des niveaux mesurables de produits chimiques pouvant causer le cancer, des problèmes respiratoires, une perturbation du système endocrinien, et être néfastes pour les systèmes neurologique et reproducteur. Des études menées aux États-Unis et en Europe ont démontré que des personnes de toutes les couches de la société sont contaminées par un mélange de produits chimiques toxiques, mais l'information équivalente pour le Canada demeurait jusqu'ici limitée. Notre étude est la première au Canada à vérifier la présence d'une vaste gamme de produits chimiques chez les Canadiennes et les Canadiens de toutes les régions du pays. Dans le cadre de l'étude Une nation toxique, Défense environnementale a vérifié, chez 11 personnes provenant de toutes les régions du Canada, quels polluants on retrouve chez les Canadiennes et les Canadiens. L'analyse, faite à partir d'échantillons de sang et d'urine, visait à détecter la présence de 88 produits chimiques rejetés par les processus industriels et agricoles, ainsi que par les produits de consommation lors de leur utilisation et du contact avec ceux-ci. Les produits chimiques visés étaient les métaux lourds, les polybromodiphényléthers (PBDÉ), les diphényles polychlorés (BPC), le sulfonate de perfluorooctane (SPFO), les pesticides organochlorés, les métabolites d'insecticides organophosphorés, ainsi que les composés organiques volatiles (COV) et semi-volatiles. Une grande partie des produits chimiques que nous avons ciblés sont rejetés par l'industrie canadienne. En 2003, les industries canadiennes étaient responsables à elles seules du rejet de 4,1 milliards de kilogrammes, comprenant des millions de kilogrammes de produits chimiques tels des cancérogènes, des modulateurs endocriniens, des toxines respiratoires et des agents toxiques pour la reproduction et le développement.
Principales constatations
·Les tests en laboratoire ont permis de détecter chez les 11 volontaires 60 des 88 produits chimiques ciblés, dont 18 métaux lourds, cinq PBDÉ, 14 BPC, un produit chimique perfluoré, 10 pesticides organochlorés, cinq métabolites d'insecticides organophosphorés, et sept COV.·On a détecté en moyenne 44 produits chimiques chez chaque volontaire, dont 41 cancérogènes, 27 dérégulateurs endocriniens, 21 toxines respiratoires et 53 agents toxiques pour la fécondité et le développement.
téléchargez le rapport complet en français (48 pages) en clickant sur le lien ci dessous :
http://www.environmentaldefence.ca/toxicnation/report/Toxic%20Nation%20Report_French_110705.pdf
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Un cocktail de produits chimiques toxiques a été détecté dans chacune des personnes dont les prélèvements ont été testés dans le cadre d'une étude pancanadienne sur la présence de la pollution chez l'être humain réalisée par l'organisation Défense environnementale. Une nation toxique: rapport sur la pollution chez les Canadiens confirme que, peu importe le lieu de résidence, l'âge ou la profession, les citoyens canadiens portent en eux des niveaux mesurables de produits chimiques pouvant causer le cancer, des problèmes respiratoires, une perturbation du système endocrinien, et être néfastes pour les systèmes neurologique et reproducteur. Des études menées aux États-Unis et en Europe ont démontré que des personnes de toutes les couches de la société sont contaminées par un mélange de produits chimiques toxiques, mais l'information équivalente pour le Canada demeurait jusqu'ici limitée. Notre étude est la première au Canada à vérifier la présence d'une vaste gamme de produits chimiques chez les Canadiennes et les Canadiens de toutes les régions du pays. Dans le cadre de l'étude Une nation toxique, Défense environnementale a vérifié, chez 11 personnes provenant de toutes les régions du Canada, quels polluants on retrouve chez les Canadiennes et les Canadiens. L'analyse, faite à partir d'échantillons de sang et d'urine, visait à détecter la présence de 88 produits chimiques rejetés par les processus industriels et agricoles, ainsi que par les produits de consommation lors de leur utilisation et du contact avec ceux-ci. Les produits chimiques visés étaient les métaux lourds, les polybromodiphényléthers (PBDÉ), les diphényles polychlorés (BPC), le sulfonate de perfluorooctane (SPFO), les pesticides organochlorés, les métabolites d'insecticides organophosphorés, ainsi que les composés organiques volatiles (COV) et semi-volatiles. Une grande partie des produits chimiques que nous avons ciblés sont rejetés par l'industrie canadienne. En 2003, les industries canadiennes étaient responsables à elles seules du rejet de 4,1 milliards de kilogrammes, comprenant des millions de kilogrammes de produits chimiques tels des cancérogènes, des modulateurs endocriniens, des toxines respiratoires et des agents toxiques pour la reproduction et le développement.
Principales constatations
·Les tests en laboratoire ont permis de détecter chez les 11 volontaires 60 des 88 produits chimiques ciblés, dont 18 métaux lourds, cinq PBDÉ, 14 BPC, un produit chimique perfluoré, 10 pesticides organochlorés, cinq métabolites d'insecticides organophosphorés, et sept COV.·On a détecté en moyenne 44 produits chimiques chez chaque volontaire, dont 41 cancérogènes, 27 dérégulateurs endocriniens, 21 toxines respiratoires et 53 agents toxiques pour la fécondité et le développement.
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jeudi 10 novembre 2005
les poissons changent de sexe dans le lac leman
Les truites changent de sexe : Les effets des micropolluants? Léman Si la qualité des eaux ne cesse de s’améliorer, les spécialistes lancent une alerte au cocktail pesticides-médicaments.
fridolin wichser (24heures)Publié le 11 novembre 2005
La présence dans nos eaux de nouveaux micropolluants inquiète la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL): nul ne sait comment ces molécules créées par l'industrie chimique et pharmaceutique réagiront dans le milieu ambiant.
«La qualité des eaux s'améliore, mais, dans nos rivières, des poissons changent de sexe ou attrapent des maladies graves. Il y a de fortes présomptions que ce cocktail chimique y est pour quelque chose. Or il faut comprendre d'abord la nature du problème avant de pouvoir le résoudre», résume Robert Cramer. Le conseiller d'Etat genevois participait hier à la 44e session annuelle de la CIPEL. Il s'agissait de tirer le bilan à mi-parcours du plan d'action 2001-2010 en faveur du lac, du Rhône et de ses affluents. Bilan globalement positif: la majorité des objectifs sera atteinte.
Mais cet optimisme est tempéré par un «problème émergent» de taille: les micropolluants. Il y a un an, les nouveaux moyens d'analyse du Service genevois de protection de la consommation ont permis de constater la présence dans le lac d'une trentaine de pesticides. Les deux principaux provenaient des usines chimiques valaisannes: Syngenta, à Monthey, et Lonza, à Viège. Des mesures ont été prises et la concentration n'a jamais atteint la norme légale, plaident les deux firmes. Certes, «mais ces produits ont tendance à s'accumuler alors qu'ils sont censés être biodégradables. Connue en laboratoire et à température ambiante, leur réaction ne l'est pas dans les eaux sombres et froides du lac», s'inquiète Marc Bernard, du Service valaisan de la protection de l'environnement.
On trouve également dans l'eau du lac différents résidus médicamenteux, notamment deux antibiotiques et un antiépileptique, ajoute la CIPEL. Qui s'est dotée d'un groupe de travail ad hoc .
Degré de danger inconnu
Pour Willy Geiger, sous-directeur de l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage, «évaluer les conséquences à long terme de ces molécules constitue un des grands défis mondiaux. Les études de base font défaut, le degré de danger est inconnu. Ces cocktails ont certainement un effet de synergie, mais lequel?»
Quant aux truites «transsexuelles», elles n'ont pour l'heure été trouvées qu'en rivière, à l'aval de stations d'épuration. «Les oestrogènes de la pilule ou d'autres médicaments ne sont pas forcément en cause: des substances similaires sont utilisées dans la chimie: pour des détergents, des plastiques ou des parfums.»
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fridolin wichser (24heures)Publié le 11 novembre 2005
La présence dans nos eaux de nouveaux micropolluants inquiète la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL): nul ne sait comment ces molécules créées par l'industrie chimique et pharmaceutique réagiront dans le milieu ambiant.
«La qualité des eaux s'améliore, mais, dans nos rivières, des poissons changent de sexe ou attrapent des maladies graves. Il y a de fortes présomptions que ce cocktail chimique y est pour quelque chose. Or il faut comprendre d'abord la nature du problème avant de pouvoir le résoudre», résume Robert Cramer. Le conseiller d'Etat genevois participait hier à la 44e session annuelle de la CIPEL. Il s'agissait de tirer le bilan à mi-parcours du plan d'action 2001-2010 en faveur du lac, du Rhône et de ses affluents. Bilan globalement positif: la majorité des objectifs sera atteinte.
Mais cet optimisme est tempéré par un «problème émergent» de taille: les micropolluants. Il y a un an, les nouveaux moyens d'analyse du Service genevois de protection de la consommation ont permis de constater la présence dans le lac d'une trentaine de pesticides. Les deux principaux provenaient des usines chimiques valaisannes: Syngenta, à Monthey, et Lonza, à Viège. Des mesures ont été prises et la concentration n'a jamais atteint la norme légale, plaident les deux firmes. Certes, «mais ces produits ont tendance à s'accumuler alors qu'ils sont censés être biodégradables. Connue en laboratoire et à température ambiante, leur réaction ne l'est pas dans les eaux sombres et froides du lac», s'inquiète Marc Bernard, du Service valaisan de la protection de l'environnement.
On trouve également dans l'eau du lac différents résidus médicamenteux, notamment deux antibiotiques et un antiépileptique, ajoute la CIPEL. Qui s'est dotée d'un groupe de travail ad hoc .
Degré de danger inconnu
Pour Willy Geiger, sous-directeur de l'Office fédéral de l'environnement, des forêts et du paysage, «évaluer les conséquences à long terme de ces molécules constitue un des grands défis mondiaux. Les études de base font défaut, le degré de danger est inconnu. Ces cocktails ont certainement un effet de synergie, mais lequel?»
Quant aux truites «transsexuelles», elles n'ont pour l'heure été trouvées qu'en rivière, à l'aval de stations d'épuration. «Les oestrogènes de la pilule ou d'autres médicaments ne sont pas forcément en cause: des substances similaires sont utilisées dans la chimie: pour des détergents, des plastiques ou des parfums.»
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jeudi 13 octobre 2005
L'environnement cancérigène
Une étude récente de trois chercheurs américains démontre que près de 30 types de cancers différents sont causés par des expositions environnementales ou professionnelles.
Engagées dans la dure bataille de l'adoption d'un projet de législation européenne sur les substances chimiques (lire par ailleurs), plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) disposent désormais grâce aux conclusions du rapport de trois chercheurs de l'université de Lowell au Massachusetts, d'un allié providentiel et surtout bienvenu. Les travaux de Richard Clapp, Geneviève Howe et Molly Jacobs résument les récentes preuves des causes environnementales de près de 30 sortes de cancers différents, après une lecture exhaustive de la littérature scientifique traitant du sujet. Principale leçon de cette étude : elle balaie l'analyse vieille de 25 ans de deux autres chercheurs, anglais cette fois, MM. Richard Doll et Richard Peto qui n'attribuaient que 2 à 4 % des cancers à des expositions involontaires environnementales ou professionnelles. Les auteurs du nouveau rapport sont particulièrement explicites : « près d'un homme sur deux vivant actuellement aux Etats-Unis sera diagnostiqué avec un cancer à un moment de sa vie. Et même si le tabac est la cause évitable la plus importante de cette maladie, il n'est à l'origine ni de la majorité des cancers, ni de ceux qui ont augmenté rapidement ces dernières années, comme les mélanomes, les lymphomes, les cancers du testicules ou du cerveau ». Causes et effets Clapp, Howe et Jacobs corroborent ainsi les cris d'alarme de bien d'autres spécialistes, dont le cancérologue français Dominique Belpomme, qui ont dénoncé, à travers l'Appel de Paris lancé en juin 2004, les dangers sanitaires de la pollution chimique. Selon François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), « l'étude américaine démontre que l'apparition d'un cancer est le fruit d'une combinaison de causes multiples. Essayer de donner à une exposition type, comme le régime alimentaire, le tabac ou l'environnement un rôle d'agent causal à 100 % est donc inapproprié. Les politiques de lutte contre cette maladie doivent donc tendre à réduire les expositions à tous les cancérigènes ». Problème : ces programmes s'appuient sur la version « officielle » du rapport Doll et Peto, « aujourd'hui totalement ringard », ajoute François Veillerette qui considère en outre que « toutes les mesures axées sur le tabac ou les régimes alimentaires ne tiennent pas compte des leçons de la science qui a mis en lumière des liens de causalité forts entre, par exemple, l'exposition à des métaux comme l'arsenic et le développement de cancers du pancréas, des poumons ou de la peau ». La liste des causes est longue, celle des conséquences est au diapason. Parmi les agents cancérigènes ciblés, on trouve, entre autres, les fibres d'amiante, les sous-produits de la chloration comme les trihalométhanes, les solvants comme le benzène, les substances issues du pétrole et des résidus de combustion et l'exposition à des pesticides, ce dernier cas pouvant déclencher des cancers du cerveau, des tumeurs de Wilm, des leucémies ou des lymphomes non hodgkiniens. Progression Bref, le crabe n'est pas seulement sur la banquette arrière, il est partout et peut frapper à tout moment. « Le spectre de la pollution chimique est très large et il faut absolument protéger la santé des populations contre ce risque », martèle le patron du MDRGF. Son mouvement n'a d'ailleurs pas attendu la publication de rapports alarmistes pour demander qu'un « principe de substitution obligatoire » s'applique dès la demande de mise sur le marché d'une substance chimique jugée « très préoccupante ». Même requête pour la création d'un système indépendant de contrôle de la qualité de ces produits. « Il est urgent d'agir, d'autant que la hausse des maladies liées aux pollutions a un coût financier déjà élevé qui peut très vite devenir phénoménal ». En France, depuis 20 ans, le cancer du sein a doublé, celui de la prostate a triplé. Eu Europe et aux Etats-Unis, l'incidence des cancers de l'enfant augmente de 1 % par an depuis 1970 et le nombre de lymphomes, de tumeurs cérébrales croît de manière inquiétante chez les jeunes. Il est temps, effectivement.
l'EST républicain, 13 10 05
Patrice COSTA
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Engagées dans la dure bataille de l'adoption d'un projet de législation européenne sur les substances chimiques (lire par ailleurs), plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) disposent désormais grâce aux conclusions du rapport de trois chercheurs de l'université de Lowell au Massachusetts, d'un allié providentiel et surtout bienvenu. Les travaux de Richard Clapp, Geneviève Howe et Molly Jacobs résument les récentes preuves des causes environnementales de près de 30 sortes de cancers différents, après une lecture exhaustive de la littérature scientifique traitant du sujet. Principale leçon de cette étude : elle balaie l'analyse vieille de 25 ans de deux autres chercheurs, anglais cette fois, MM. Richard Doll et Richard Peto qui n'attribuaient que 2 à 4 % des cancers à des expositions involontaires environnementales ou professionnelles. Les auteurs du nouveau rapport sont particulièrement explicites : « près d'un homme sur deux vivant actuellement aux Etats-Unis sera diagnostiqué avec un cancer à un moment de sa vie. Et même si le tabac est la cause évitable la plus importante de cette maladie, il n'est à l'origine ni de la majorité des cancers, ni de ceux qui ont augmenté rapidement ces dernières années, comme les mélanomes, les lymphomes, les cancers du testicules ou du cerveau ». Causes et effets Clapp, Howe et Jacobs corroborent ainsi les cris d'alarme de bien d'autres spécialistes, dont le cancérologue français Dominique Belpomme, qui ont dénoncé, à travers l'Appel de Paris lancé en juin 2004, les dangers sanitaires de la pollution chimique. Selon François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), « l'étude américaine démontre que l'apparition d'un cancer est le fruit d'une combinaison de causes multiples. Essayer de donner à une exposition type, comme le régime alimentaire, le tabac ou l'environnement un rôle d'agent causal à 100 % est donc inapproprié. Les politiques de lutte contre cette maladie doivent donc tendre à réduire les expositions à tous les cancérigènes ». Problème : ces programmes s'appuient sur la version « officielle » du rapport Doll et Peto, « aujourd'hui totalement ringard », ajoute François Veillerette qui considère en outre que « toutes les mesures axées sur le tabac ou les régimes alimentaires ne tiennent pas compte des leçons de la science qui a mis en lumière des liens de causalité forts entre, par exemple, l'exposition à des métaux comme l'arsenic et le développement de cancers du pancréas, des poumons ou de la peau ». La liste des causes est longue, celle des conséquences est au diapason. Parmi les agents cancérigènes ciblés, on trouve, entre autres, les fibres d'amiante, les sous-produits de la chloration comme les trihalométhanes, les solvants comme le benzène, les substances issues du pétrole et des résidus de combustion et l'exposition à des pesticides, ce dernier cas pouvant déclencher des cancers du cerveau, des tumeurs de Wilm, des leucémies ou des lymphomes non hodgkiniens. Progression Bref, le crabe n'est pas seulement sur la banquette arrière, il est partout et peut frapper à tout moment. « Le spectre de la pollution chimique est très large et il faut absolument protéger la santé des populations contre ce risque », martèle le patron du MDRGF. Son mouvement n'a d'ailleurs pas attendu la publication de rapports alarmistes pour demander qu'un « principe de substitution obligatoire » s'applique dès la demande de mise sur le marché d'une substance chimique jugée « très préoccupante ». Même requête pour la création d'un système indépendant de contrôle de la qualité de ces produits. « Il est urgent d'agir, d'autant que la hausse des maladies liées aux pollutions a un coût financier déjà élevé qui peut très vite devenir phénoménal ». En France, depuis 20 ans, le cancer du sein a doublé, celui de la prostate a triplé. Eu Europe et aux Etats-Unis, l'incidence des cancers de l'enfant augmente de 1 % par an depuis 1970 et le nombre de lymphomes, de tumeurs cérébrales croît de manière inquiétante chez les jeunes. Il est temps, effectivement.
l'EST républicain, 13 10 05
Patrice COSTA
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dimanche 2 octobre 2005
causes environnementales du cancer : de nouvelles données !
« De très nombreux cancers causés par des expositions environnementales » selon une nouvelle étude américaine !
Un nouveau rapport relie des douzaines d'expositions environnementales ou professionnelles à presque 30 types de cancer et démonte la rechercheclassique à laquelle se réfère le HSE (Comité Santé et Sécurité) duRoyaume-Uni (qui n'estime qu'à 4 % la mortalité par cancer due aux activitésprofessionnelles !) en disant qu'elle "ne rime à rien" et qu'elle "va à l'encontre dubut recherché".
La nouvelle étude , par l'Université Lowell du Massassuchetts, passe en revueles preuves scientifiques établissant les relations entre expositionsenvironnementales et professionnelles et certains cancers aux USA,démantelant l'analyse souvent citée, et vieille de 25 ans, de Sir RichardDoll et Richard Peto qui n'attribue que 2 à 4 % des cancers à desexpositions involontaires environnementales ou professionnelles.
Les chercheurs de l'Université Lowell du Massassuchetts déclarent : "Notrerevue met en évidence de nouvelles connaissances sur les cancers àcauses multiples, incluant les expositions involontaires, les expositionspré- et post- natales, les effets de synergie et les facteurs génétiques ».
Globalement, le rapport de l'Université Lowell du Massassuchetts conclut que "de nombreux cancers sont causés ou co-promus par des expositionsinvolontaires".
Le MDRGF, s'appuyant sur ce rapport, appelle les députés européens à s'engager tous en faveur d'un projet REACH protégeant réellement la santé des populations face au risque chimique.Ils devront ne pas céder à la pression des lobbies de l'industrie chimique en veillant notamment à ce que le projet :- assure qu’une autorisation pour l’utilisation d’une substance chimique « très préoccupante » ne puisse être accordée que si aucune alternative plus sûre n’existe et que si l’utilisation de cette substance est essentielle à la société. Il faut rendre le principe de substitution obligatoire.- Assure que les 20 000 substances chimiques produites à des volumes compris entre 1 et 10 tonnes par an soient assujetties aux exigences complètes du rapport sur la sécurité chimique. - Mette en place des contrôles de qualité indépendants pour s’assurer que les informations fournies par l’industrie sont fiables.
"Causes Environnementales et Professionnelles de Cancer : une Revue desRécentes Preuves Scientifiques" peut être consulté en visitant le sitedu Lowell Center http://www.sustainableproduction.org/pres.shtml
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Un nouveau rapport relie des douzaines d'expositions environnementales ou professionnelles à presque 30 types de cancer et démonte la rechercheclassique à laquelle se réfère le HSE (Comité Santé et Sécurité) duRoyaume-Uni (qui n'estime qu'à 4 % la mortalité par cancer due aux activitésprofessionnelles !) en disant qu'elle "ne rime à rien" et qu'elle "va à l'encontre dubut recherché".
La nouvelle étude , par l'Université Lowell du Massassuchetts, passe en revueles preuves scientifiques établissant les relations entre expositionsenvironnementales et professionnelles et certains cancers aux USA,démantelant l'analyse souvent citée, et vieille de 25 ans, de Sir RichardDoll et Richard Peto qui n'attribue que 2 à 4 % des cancers à desexpositions involontaires environnementales ou professionnelles.
Les chercheurs de l'Université Lowell du Massassuchetts déclarent : "Notrerevue met en évidence de nouvelles connaissances sur les cancers àcauses multiples, incluant les expositions involontaires, les expositionspré- et post- natales, les effets de synergie et les facteurs génétiques ».
Globalement, le rapport de l'Université Lowell du Massassuchetts conclut que "de nombreux cancers sont causés ou co-promus par des expositionsinvolontaires".
Le MDRGF, s'appuyant sur ce rapport, appelle les députés européens à s'engager tous en faveur d'un projet REACH protégeant réellement la santé des populations face au risque chimique.Ils devront ne pas céder à la pression des lobbies de l'industrie chimique en veillant notamment à ce que le projet :- assure qu’une autorisation pour l’utilisation d’une substance chimique « très préoccupante » ne puisse être accordée que si aucune alternative plus sûre n’existe et que si l’utilisation de cette substance est essentielle à la société. Il faut rendre le principe de substitution obligatoire.- Assure que les 20 000 substances chimiques produites à des volumes compris entre 1 et 10 tonnes par an soient assujetties aux exigences complètes du rapport sur la sécurité chimique. - Mette en place des contrôles de qualité indépendants pour s’assurer que les informations fournies par l’industrie sont fiables.
"Causes Environnementales et Professionnelles de Cancer : une Revue desRécentes Preuves Scientifiques" peut être consulté en visitant le sitedu Lowell Center http://www.sustainableproduction.org/pres.shtml
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dimanche 25 septembre 2005
Les phyto peuvent provoquer des maladies graves et irréversibles
Phytosanitaires : prenez des gants ! Mieux vaut prendre des gants avec les phyto. Ce n'est pas qu'une image. Car les produits phytosanitaires sont dangereux pour la santé humaine. c'est René Carozzani, médecin du travail à la MSA des Côtes d'Armor, qui le dit. "Les produits phyto sont dangereux", René Carozzani martèle le message en s'adressant à une petite vingtaine d'agriculteurs. "L'accumulation insidieuse de ces produits dans le corps humain peut, au bout de 30 à 40 ans, provoquer des cancers, des maladies neurologiques, des troubles de la reproduction, des pertes irréversibles de la vue, la maladie de Parkinson." Ces effets irréversibles à long terme sont les moins connus, les plus sous estimés et les plus pernicieux. Les intoxications aiguës sont plus connues, car plus fréquentes. Il suffit d'une erreur de manipulation, d'une exposition au produit trop prolongée, pour ressentir des démangeaisons, des troubles de la vision, de l'appareil digestif. "Les agriculteurs victimes de ces accidents peuvent nous alerter sur le numéro vert de notre réseau Phyt'attitude, dit Rachel Le Borgne, de la MSA 22. Grâce à ces données, nous pouvons agir auprès des fabricants de produits phyto, des prescripteurs et des pouvoirs publics." Ces produits sont d'autant plus nocifs qu'ils entrent dans le corps par tous les orifices : la bouche, le nez, l'oeil et bien sûr la peau, vastes surfaces d'échange. Ils traversent même les vêtements. Véhiculés par le sang, ils se stockent peu à peu dans les os, le foie, les muscles, la graisse... D'où ces maladies qui surviennent après plusieurs années. "De par leur style de vie, les agriculteurs, précise le Dr Carozzani, sont moins sujets aux cancers que les autres catégories de la population. Mais ils présentent plus fréquemment certains cancers qui sont statistiquement corrélés à l'utilisation des produits phyto." Alors que faire ? "L'idéal serait de ne pas en utiliser", dit Frédérique Canno, de la chambre d'agriculture des Côtes d'Armor. Mais si l'on doit s'en servir, il faut prendre plusieurs précautions : gants, combinaisons spécialement dédiées, masques... il faut aussi savoir lire et déchiffrer les étiquettes. Ensuite, poursuit-elle, "il faut se demander s'il faut traiter, vérifier le seuil de traitement, être attentif aux conditions d'application, choisir les produits les moins toxiques, pour la santé et les plus compatibles acec l'environnement..." Il existe aussi des alternatives au traitement chimique. Les expériences, conduites sur les fermes expérimentales de la chambre d'agriculture de Bretagne, montrent que le tout chimique associé à la monoculture favorise l'explosion de la flore adventice. D'où l'intérêt de bonnes rotations, du choix des variétés et d'itinéraires techniques culturaux plus variés. "Certaines variétés de céréales, dit-elle, permettent de réduire la densité de semis de 40 %, de ne pas apporter d'azote au talage, ni de racourcisseur, de ne faire qu'un seul passage de fongicide, et de dégager de meilleurs marges." Ainsi, tout se tient : la protection de l'environnement, la santé de l'agriculteur et de sa famille, ainsi que celle de son porte-monnaie. Jean Le DouarOuest France
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