jeudi 20 mai 2004
Contamination généralisée des organismes par des résidus de pesticides aux USA
http://www.panna.org/campaigns/docsTrespass/CTExSumFrench(print).pdf
En voici les principales lignes :
Des données du gouvernement américains révèlent la quantité de pesticides présents dans le corps humain
Le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies des USA (CDC) a rendu public son Second rapport national sur l’exposition humaine à des produits chimiques présents dans l’environnement en janvier 2003. Ce rapport résume les résultats de tests qui révèlent la présence de 116 produits chimiques, incluant 34 pesticides, chez 9 282 personnes.Ce rapport jette un regard plus précis sur ce que les données du CDC nous révèlent au sujet des pesticides que nous portons tous en nous ou sur notre « charge corporelle en pesticides ». L’analyse de ces données nous décrit quels groupes de personnes en portent le plus, et de quels pesticides, et si les niveaux auxquels nous sommes exposés sont considérés comme « sécuritaires » par les autorités américaines.
De nombreuses personnes sont exposées aux pesticides à des niveaux dangereux, aux États-Unis
Les données de charge corporelle nous procurent une évidence directe de l’exposition d’un individu à des pesticides. Dans plusieurs cas, les niveaux d’exposition à des pesticides, indiqués par les données de charge corporelle du CDC, étaient bien au delà des seuils officiellement acceptables établis par les agences gouvernementales de santé publique et d’environnement. Parmi les 13 pesticides du groupe évalué, pour lesquels de tels niveaux d’exposition « acceptables » ont été établis, deux- le chlorpyrifos et le methyl parathion dépassaient les seuils de façon dramatique. L’exposition chronique au chlorpyrifos, un insecticide plus connu sous son nom commercial Dursban, donne les niveaux les plus élevés au dessus du seuil sécuritaire gouvernemental, avec des niveaux moyens d’exposition chronique, pour les différents groupes d’une population vulnérable, de 3 à 4,6 fois plus élevés que les niveaux considérés comme « acceptables » par les agences. Cela veut dire que des femmes, des enfants et des personnes âgées d’un échantillon de population, qui reflète des millions de personnes aux USA, dépassent la dose chronique d’exposition officiellement établie comme « acceptable ».
Les enfants ont les charges corporelles les plus élevées de plusieurs pesticides dangereux
Les données du CDC montrent que les membres les plus vulnérables de notre population, nos enfants, sont les plus exposés aux pesticides de la famille des organophosphorés, qui endommagent le système nerveux. Comme le CDC notait dans son rapport de 2003, les jeunes enfants transportent des charges corporelles particulièrement élevées, presque deux fois plus que les adultes, d’un produit de dégradation (ou métabolite) spécifique à l’insecticide chlorpyrifos.
Les américains d’origine mexicaine ont des charges corporelles plus élevées de plusieurs pesticides agricoles
Une comparaison entre les niveaux d’exposition parmi différents groupes ethniques montrait que des américains d’origine mexicaine avaient des concentrations significativement plus élevées de 5 sur 15 métabolites de pesticides mesurés dans l’urine. Les américains d’origine mexicaine avaient également des charges corporelles significativement plus élevées de résidus et produits de dégradation des insecticides lindane et DDT (beta-HCH et p,p-DDEm respectivement), que d’autres groupes ethniques.
La plupart des gens aux États Unis sont porteurs de nombreux pesticides
Le CDC a trouvé des pesticides et leurs produits de dégradation dans toutes les personnes qu’ils ont testées. À l’exception de cinq, tous les 23 pesticides et métabolites évalués dans ce rapport ont été trouvés chez au moins la moitié des sujets étudiés.Parmi ceux qui ont été testés pour des résidus dans l’urine ou le sang, la personne moyenne avait 13 pesticides dans son corps. Les deux pesticides qui ont été trouvés dans presque tous les sujets de l’étude étaient le TCP, un métabolite de l’insecticide chlorpyrifos (trouvé chez 93 % des sujets) et le p,p-DDE, un produit de dégradation du DDT (trouvé chez 99 % des sujets). En nous basant sur ces données- qui représentent les résultats de tests pour seulement une fraction des pesticides auxquels les individus sont actuellement exposés- il est clair que la plupart des gens aux USA portent une charge corporelle significative de pesticides ou de leurs métabolites.
Les générations futures sont menacées
Les femmes adultes, incluant les femmes en âge de procréer, avaient les plus hauts niveaux mesurables de charge corporelle pour 3 des 6 pesticides organochlorés évalués).Ceci est très préoccupant, car plusieurs de ces pesticides sont reconnus pour leurs multiples effets nocifs lorsqu’ils traversent la barrière placentaire pendant le développement embryonnaire.Parmi les effets négatifs potentiels de l’exposition du foetus, mentionnons: un poids réduit à la naissance, des problèmes de reproduction, comme un faible taux de spermatozoïdes et autres problèmes de reproduction plus tard dans la vie, et l’interruption du développement neurologique durant l’enfance menant potentiellement à des difficultés d’apprentissage ou autresproblèmes comportementaux. Des niveaux élevés de p,p-DDE chez les mères, par exemple, ont été associés à la fois à des poids plus faibles à la naissance et à une lactation réduite ce qui raccourcit le temps que les mères sont capables d’allaiter.
Les compagnies de pesticides doivent être tenues responsables
D’où viennent ces pesticides dangereux que nous avons dans l’organisme ? Qui est responsable de cette violation de notre corps par les produits chimiques ?La responsabilité première doit revenir aux fabricants de pesticides. Depuis les 50 dernières années, les compagnies agrochimiques ont largement dominé les technologies de contrôle disponibles autant pour l’usage des agriculteurs que pour les autres usages. Ils utilisent également leur influence politique pour promouvoir et protéger leurs intérêts en freinant les règlements en faveur de la santé et de la sécurité. Les fabricants de pesticides sont les mieux placés pour prévenir la charge corporelle en pesticides et le grand public s’attend à ce que les fabricants soient responsables pour les impacts de leurs produits. Dans une tentative pour commencer à quantifier les responsabilités des différents manufacturiers pour les charges corporelles en pesticides, PANNA a développé un index de violation par les pesticides (PTI). Le PTI est une mesure quantitative (un chiffre entre 0 et1) de la fraction de la violation chimique attribuable à un manufacturier spécifique pour un pesticide, ou groupe de pesticides, trouvé dans la population. Un cas type, en utilisant le pesticide chlorpyrifos comme exemple, illustre comment le PTI fonctionne. Dow Agro- Sciences, une filiale et propriété à part entière de Dow Chemical Corporation, est le principal fabricant du chlorpyrifos. En utilisant des estimés conservateurs de leur part du marché, le PTI de Dow serait de 0.8. Cela veut dire qu’au moins 80 % de la charge corporelle en chlorpyrifos de la population serait la responsabilité de Dow Chemical Corporation. Il serait difficile d’établir que quelqu’un d’autre que la Dow Chemical Corporation soit davantage responsable pour les dégâts du chlorpyrifos. Dow a développé et a été le premier à commercialiser ce pesticide pour des utilisations agricoles, résidentielles et non-résidentielles, et demeure le principal producteur du chlorpyrifos à ce jour. La compagnie continue de produire et de promouvoir ce pesticide aux USA et internationalement, en dépit des évidences de ses effets sur la santé publique.
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jeudi 12 février 2004
Les agriculteurs ont 3 fois plus de leucémie à cause d’un herbicide
le 12/02/2004(1) Lee W : Cancer Incidence among Pesticide Applicators Exposed to Alachlor in the Agricultural Health Study. Am. J. Epidemiol. 2004, 159 (4) : 373-380. (2) Alavanja MC : Use of agricultural pesticides and prostate cancer risk in the Agricultural Health Study cohort. Am J Epidemiol. 2003 May 1;157(9):800-14. (3) Leet T : Cancer incidence among alachlor manufacturing workers. Am J Ind Med. 1996 Sep;30(3):300-6.
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dimanche 25 janvier 2004
2.4-D et malformations congénitales
Les herbicides Chlorophenoxy comme le 2,4-D sont utilisés aux USA sur plus de 85% de la surface cultivée en blé d’états comme le Minnesota, le Montana, le Dakota du nord et du sud qui produisent la plupart du blé des Etats-Unis. Le fait de vivre dans un de ces états peut donc être considéré comme un bon indicateur de l’exposition à ces herbicides par l’environnement.Une étude épidémiologique vient de mettre en évidence un risque accru de malformations congénitales chez les enfants dans ces états par rapport à des populations d’enfants nés dans des états ayant une faible surface agricole cultivée en blé. Le risque supplémentaire mis en évidence est de :+65% de risque de développer une malformation du système respiratoire/circulatoire,+50% de risque de développer une malformation musculosqueletalle +166% de risque de décès du nouveau né suite à une anomalie congénitale pour les garçons.De plus, les enfants conçus pendant la période d’application des pesticides (avril/juin) avaient plus de risque de développer une malformation du système respiratoire/circulatoire (cœur exclu) que ceux conçus pendant d’autres mois de l’année (+75%) !
Pour mémoire, je vous rapelle que le 2.4D est déjà associé à un risque accru de développer certains cancers ( Lymphomes , sarcomes…) et que ...le 2,4-D vient d’être homologué en Europe ! Cherchez l’erreur !
FV
Référence :
Dina M.Schreinemachers.Birth Malformations and Other Adverse Perinatal Outcomes in Four U.S. Wheat-Producing StatesEnviron Health Perspect 111:1259-1264 (2003).
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jeudi 30 octobre 2003
175 enquêtes menées dans le monde entier concernant la qualité des produits bios
Une étude comparative de grande envergure portant sur les aliments biologiques et conventionnels confirme ce que le consommateur pensait depuis longtemps déjà: "les aliments bio peuvent avoir une influence positive sur la nourriture saine". C’est ce que déclarent les auteurs Alberta Velimirov de l’institut Ludwig-Boltzmann et le chercheur Werner Müller. "Une nourriture saine" signifie non seulement un meilleur approvisionnement en substances bio-actives mais également une réduction du risque lié à la présence de résidus biocides, de nitrates, d’additifs alimentaires et d’OGM. Une nourriture bio renforce le système immunitaire. L’enquête est rédigée en allemand et peut se lire sur Internet.
www.bio-ernte.at
Si jamais quelqu'un avait les compétences et le courage de traduire ça en français, ça serait extraordinaire ! Nous pourrions le diffuser pour faire la promotion de l'agriculture biologique dans notre pays.
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vendredi 24 octobre 2003
Raport final sur le Gaucho par le comité scientifique et Technique
Les conclusions de ce rapport sont sans appel et précisent que :
«- …l’enrobage des semences de tournesol Gaucho® conduit à un risque significatif pour les abeilles de différents âges (à l’exception des butineuses lorsqu’elles ingèrent du pollen lors de la confection de pelotes).
- En ce qui concerne l’enrobage Gaucho® de semences de maïs, le rapport entre les concentrations d’exposition auxquelles sont soumises les abeilles et les concentrations sans effets s’avère, comme pour le tournesol, préoccupant dans le cadre de la consommation de pollen par les nourrices…»
Le rapport répond donc parfaitement à la question posée initialement en exposant très clairement que l’utilisation du Gaucho® conduit à un risque significatif pour les abeilles.
Pourtant les industriels mis en cause ont réussi à détourner l’attention de la majorité des médias en prétendant qu’il ne s’agirait là que d’un rapport d’étape, qu’il existerait encore beaucoup d’incertitudes… ce qui est faux puisque ce rapport est clairement libellé : « rapport final ». De plus, la conclusion du rapport ne parle pas de réaliser d’autres études sur le Gaucho®, mais ne préconise que de rechercher les « autres facteurs (qui) peuvent contribuer à l’affaiblissement des abeilles…», et notamment de « réaliser une évaluation des risques du même type que celle effectuée pour l’imidaclopride pour le fipronil. » !
Au-delà de cette affaire Gaucho, ce sont en fait toutes les procédures d’homologation des pesticides et leur mise en œuvre qui sont en cause.
(à suivre)
François VEILLERETTE
note :
(1) : « Imidaclopride utilisé en enrobage de semences ( Gaucho®) et troubles des abeilles. Rapport final. » 18/09/03.
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dimanche 14 septembre 2003
OGM Les dangers de la culture en plein champs
Du danger des OGM médicaux
Par Jacques TESTART et Frédéric PRAT et Thierry RAFFIN
Libération, vendredi 12 septembre 2003
Jacques Testart est biologiste, Frédéric Prat, agronome, et
Thierry Raffin, sociologue. Ils sont membres d'Inf'OGM.
Les anti-OGM étaient déjà obscurantistes (malgré leurs diplômes supérieurs à la moyenne), les voilà devenus sadiques puisqu'ils s'attaquent à des plantes-médicaments, d'autant que ces médicaments étaient surtout destinés à des enfants. Dans la nuit du 15 août, près d'Issoire (Puy-de-Dôme), étaient fauchés 3 000 m2 de maïs rendu transgénique pour produire une enzyme, une lipase gastrique de chien, capable de soulager les désordres digestifs des malades atteints de mucoviscidose. Tollé général ! Communiqué de Meristem Therapeutics, l'industriel responsable de l'essai (cette action «marque un tournant»), colère de l'association Vaincre la mucoviscidose, mobilisation de la préfecture contre le «terrorisme», indignation des syndicats (la CFDT y voit «le sommet de l'irresponsabilité»), embarras des organisations hostiles aux OGM, dont aucune n'a revendiqué l'action... Il est vrai que la cause des «vandales» est difficile à défendre, surtout dans un pays qui a inventé le Téléthon, opération médiatique qui, au nom de la lutte contre la myopathie, recueille en une journée autant d'argent qu'en consomme annuellement l'ensemble des laboratoires français de recherche médicale...
L'opération arrive au bon moment pour l'industrie des OGM agroalimentaires, s'agitant jusqu'à Bruxelles et au Vatican pour imposer les plantes transgéniques à des populations qui, majoritairement, les refusent. En réalité, ces plantes n'ont jamais permis d'atteindre les buts assignés par leurs promoteurs (améliorer l'environnement, nourrir la planète...), et rien n'indique qu'elles seraient capables d'y parvenir, sauf la foi aveugle et mystique dans la solution génétique. De même que ces objectifs pourraient être visés par des méthodes alternatives moins invasives, et à moindre risque pour l'environnement, la santé et l'économie rurale, il existe d'autres façons de produire des médicaments, telle la lipase gastrique. Par exemple, on pourrait cultiver les plantes transgéniques en serre fermée afin d'éviter la propagation du gène ou la contamination par ses produits, mais «cela coûterait plus cher». Mieux encore, on pourrait faire fabriquer l'enzyme utile par des cellules animales ou des bactéries, rendues transgéniques et cultivées en fermenteur comme on le fait depuis longtemps pour d'autres médicaments. Encore trop cher ? Comment peut-on s'autoriser ainsi à brader le principe de précaution, sans que le public soit informé des enjeux réels, sans qu'il soit impliqué dans la décision ?
En fait, ces démonstrations de «moléculture» présentent surtout l'intérêt pour les industriels des biotechnologies de se refaire une virginité éthique après de retentissantes «erreurs de communication» (par exemple le projet, mis en veilleuse depuis, de stérilisation du vivant par le système «Terminator»), et devant la résistance soutenue de certaines populations (la France est à l'avant-garde du combat contre les OGM). Ceux qui n'ont pas pu nous convaincre que «les plantes transgéniques, c'est l'avenir», essaient de passer en catimini par le médical et la compassion. Le plus extraordinaire, c'est que les Etats-Unis, fer de lance des OGM, dont ils nient tous les risques, s'inquiètent des problèmes spécifiques posés par ces plantes à finalité thérapeutique et réglementent fortement le «pharming», surtout après l'affaire ProdiGène : en 2002, du maïs transgénique cultivé pour produire un vaccin porcin avait contaminé, par ses repousses, du soja destiné à l'alimentation humaine (500 000 tonnes de soja, pour une valeur de 2,7 millions de dollars, ont alors été détruites). Les plantes-médicaments pourraient s'avérer redoutables tant leur culture en plein champ présente des risques non maîtrisés. C'est pourquoi le rapport des «quatre sages» sur les essais d'OGM (Documentation française, 2003) indiquait que «l'expérimentation de plantes génétiquement modifiées non alimentaires (par exemple les OGM médicaments) n'est justifiée que si la production des mêmes molécules utiles ne peut être obtenue en milieu confiné (notamment en laboratoire)...» Imagine-t-on des armoires à pharmacie ouvertes sur la nature ?...
On comprend le désarroi et la colère des familles de malades qui attendent pour 2007 cette lipase transgénique. Raison de plus pour s'inquiéter des manipulations dont elles sont victimes, autant que pour réfuter les alarmes du lobby des biotechnologies (France Biotech) sur «la montée du terrorisme anti-recherche», la «recherche» ne consistant ici qu'à évaluer la posologie... Les plantes génétiquement modifiées ne sont pas plus indispensables à la médecine qu'à l'alimentation. Décidément, il est urgent de mettre les OGM en démocratie.
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jeudi 15 mai 2003
Du glyphosate dans les eaux souterraines au Danemark
D'après le Professeur Mogens Henze, Chef de l'Institut pour l'Environnementet les Ressources de l'Université Technique du Danemark : .malheureusement, on ne voit que la partie immergée de l'Iceberg car denombreux autres produits chimiques sont en train de descendre dans le sol! »La consommation de glyphosate a doublé dans ce pays au court des 5 dernièresannéesA la suite de cette étude de l'Institut de Recherche Géologique du Danemarket du Groënland , le Ministre de l'Environnement Danois, Hans ChristianSchmid, envisage de faire quelque chose au sujet de l'utilisation duglyphosate au Danemark. « Il n'est tout simplement pas acceptable qu'onretrouve cette substance à des concentrations aussi élevées dans nos eauxsouterraines » a -t'il déclaré.
Nous rappelons pour mémoire que l'IFEN avait déjà mis en évidence en Francela présence de glyphosate dans plus de 80% des échantillons d'eau de surfaceanalysés pour son bilan des eaux 1997/1998[2].A la lumière des résultats de cette étude danoise, le Mouvement pour lesDroits et le Respect des Générations Futures demande que le glyphosate soitsystématiquement recherché dans les analyses d'eau souterraines en France,ce qui n'est pas le cas actuellement. Une telle généralisation devraitpermettre de faire un état des lieux solide d'une éventuelle pollution deseaux souterraines françaises par le glyphosate. Le MDRGF rappelle sonsoutien à la proposition du réseau PAN Europe, auquel il appartient, deDirective Européenne pour la réduction de l'utilisation des pesticides[3].Il rappelle également son opposition à la culture de plantes OGM . Imaginezjuste ce que serait la consommation de glyphosate, et donc les problèmes depollutions éventuellement liés, si la culture d'OGM en plein champrésistants au Round Up était autorisée !
Source :http://politiken.dk/VisArtikel.sasp?PageID=269614"Poisonous Spray on a Course Towards Drinking Water"Anders Legarth Schmidt
[1] Etude téléchargeable à l'adresse :http://www.geus.dk/pesticidvarsling/plap2_report_may-2002.pdf(voir page 62 )
[2] IFEN, Les pesticides dans les eaux, bilan des données 1997 et 1998.Etudes et Travaux n°29. Septembre 2000.
[3] Suggested text for a directive on pesticides use reduction in Europe(PURE). PAN Europe, Pesticides Action Network Europe, 2002. Disponible enanglais à : www.pan-europe.net Résumé en français sur le site du MDRGF à :www.mdrgf.org